Moulay, Auberge camping Atlas et les gorges du Toudra
Nous sommes arrivés hier en fin de journée à l’auberge de l’Atlas. Nous avons été reçus par Moulay qui nous a conduit à notre chambre et où il y avait du chauffage. Le bonheur. Le contact avec Moulay se fait facilement, il parle un très bon français, il fait des blagues tout ça dans le seul but de rendre notre séjour agréable. Après 7h30 de bus, se faire prendre en charge nous a fait du bien. On a mangé sur place, une tajine de poulet au citron pour moi et une tajine de poulet aux légumes pour Jean-François. Les plats étaient délicieux. Moulay vient nous voir à quelques reprises afin de s’assurer que tout est correct et pour savoir si nous désirons autre chose. Comme dessert, on a eu droit à une petite surprise avec un flan au caramel, un mini mille feuilles et bien entendu le thé. Nous sommes montés dans notre chambre et malgré la levée du corps qui s’était faite très tôt j’ai eu de la difficulté à m’endormir. Je me suis rendue compte que le compte rendu d’hier avait une répétition de paragraphes, comme j’étais éveillée aussi bien corriger.
Ce matin, debout à 7h30 pour prendre le déjeuner. Moulay est là, dans la salle à manger et nous attend. Café, lait, thé, le petit déjeuner est copieux et JF et moi adorons le amlou. (fait avec le fruit de l’arganier) On en met sur nos crêpes.
Notre objectif de l’avant-midi, se rendre en marchant jusqu’aux gorges du Toudra (Todgha, Todra) on a un contentieux sur le nom de ces gorges, en français, en anglais, personne ne l’écrit de la même manière. Je suis heureuse que nous ayons fait le choix de nous arrêter dans cette petite ville. Les gens sont gentils, les berbères aiment discuter avec les touristes, ils sont vraiment très sympathiques.
Je m’égare, je reviens à la marche. Moulay nous sort une carte, “home made” notre objectif est d’aller voir la source des poissons sacrés, de partir par la palmeraie pour se rendre aux gorges. Une dizaine de kilomètres tout au plus.
Vous vous rappelez, j’ai été congédiée de mon travail de chargée de projet d’itinéraire, le boss a fait une deuxième tentative sous probation qui n’a pas été un succès, mais m’accorde une ultime chance 😉 j’ouvre la marche. Pas toujours évident de se diriger. Je trouve un écriteau où il est indiqué que la source aux poissons sacrés est là. On regarde mais on ne trouve rien. On descend, cherche la source, à gauche à droite, remonte vers la route, il y a un ruisseau en bas, on redescend, il y a une palmeraie. Go, ça doit être par là. Qui ne risque rien n’a rien. La trail n’est pas bien indiquée, mais on continue. Ça doit bien faire une heure qu’on marche d’un assez bon pas. J’entends deux femmes parler. Il y a en a une perchée dans un olivier qui tape les branches avec un bâton et l’autre qui ramasse les olives par terre. On leur dit : “allô” elles répondent. Je demande les gorges par là ou par là. Elle répond en pointant la direction vers laquelle nous allons comme étant Tinghir. Je redemande les gorges, elle me pointe dans l’autre direction. J’ai envie de m’évanouir. Noooonnnnnnnnnnnnnn. On est dans la mauvaise direction. C’est pas vrai qu’on est venus à Tinghir et qu’on ne verra pas les gorges. Le temps commence à presser, on a un bus à prendre à 15h30. On lâche pas. On tourne de bord et on y va. Comme mentionné précédemment, la trail n’est pas bien indiqué, mais j’entends la route donc on ne s’éloigne pas. Je marche d’un bon pas et JF me suit, on se remplace en tête de file. Évidemment on arrive à la rivière et on ne retrouve plus l’endroit où nous l’avions traversée. Ok on va sauter pas le choix. Évidemment JF avec ses grandes jambes n’a aucune difficulté à passer la rivière. À mon tour, je m’y prends à deux fois. Je sens que je vais me ramasser le derrière dans la rivière. Je prends appui sur une partie de palmier qui est tombée dans la rivière. JF me tend la main: “ne tire pas, je compte et à trois là tu tires”. Ma dégaine sportive m’aide. Évidemment JF ne tire pas totalement au bon moment…et hop je saute. Triple axel réuuuuuuussssssssi. Comme disait le commentateur de patin artistique, Alain Goldberg. Par contre, on n’est toujours pas revenu à notre point de départ, mais la route n’est pas loin, on escalade un mur et nous y voilà. Quelle heure est-il? 12h20, ok on va le faire par la route, on en a pour 3.8 km. à un bon rythme ça veut dire au moins une heure de marche. La route monte, on ne marche pas aussi rapidement que prévu. Vingt minutes plus tard, on consulte: 2.8 km, ça ne va pas le faire, comme disent les Français. Il y a le bus à prendre à 15h30. Une chance que Moulay nous a laissé son numéro de téléphone. JF l’appelle. Il s’en vient et nous conduira jusqu’aux gorges. On lui explique mon erreur. Lorsque nous marchions sur la route, j’ai vu une autre palmeraie: c’était là qu’il fallait marcher. En auto, nous y sommes en moins de 10 min. C’est très impressionnant, on prend des photos et on ne veut pas trop le faire attendre. Nous le remercions en lui mentionnant comment nous apprécions ce qu’il a fait pour nous. On est de retour à l’auberge. On règle la note. On passe un peu de temps avec Moulay, il y a du personnel de l’auberge qui est là. Cette auberge est vraiment très bien. Il y a un camping adjacent et des Suisses sont là avec leur VR. Il y a des douches, un endroit pour faire le lavage. Tout est d’une propreté irréprochable. Je serais bien restée quelques jours à profiter de cet endroit. Le calme après Marrakech. Moulay nous ramène à la ville on s’arrête à un point de vue et il y a des vendeurs de foulards avec des signes Berbères, ils sont très beaux. Un des Berbères, appelle JF Ali baba, je lui dit, next step tu vas te retrouver avec un touareg. C’est exactement ce qui est arrivé.
On a rigolé un bon coup. Ils ont vraiment un bon sens de l’humour. JF a fait quoi vous pensez…il a négocié les foulards.
Moulay nous débarque à l’agence de bus. On traverse la rue et on va manger un p’tit morceau. On attend le bus, il a du retard. On embarque il est un peu passé 16h. Nous sommes en route vers Merzouga que je ne cesse de nommer Mergouza. Mergez…peut-être??
Il fait nuit, il y a déjà 3h que nous roulons. Je n’avais jamais entendu parler de l’heure mauve. Je connaissais l’heure bleue, la période entre le jour et la nuit où le ciel se remplit presque entièrement d’un bleu plus foncé que le bleu ciel du jour. Ici, c’est l’heure mauve.
J’écris dans le bus, JF a changé de place, il est assis de l’autre côté, une rangée de bancs en avant. Il est en train de télécharger les photos de la journée. Depuis tantôt que j’entends des ta*** de ca**, son affaire ne doit pas aller bien. Je lui demande, il ne me répond pas, le cerveau de Jean-François ne traite qu’une seule information à la fois. Ma question est donc restée sans réponse. Je suis étonnée de voir les petits villages entre Tinghir et Merzouga. Les gens vivent dans des milieux très arides, dans des conditions semi-désertiques. En 2014, je suis allée en Jordanie dans le désert du Wadi Rum. Ce sera donc mon deuxième désert, J’ai hâte et en plus j’y célébrerai mon anniversaire. Ce sera mémorable.
Sommes arrivés à la Riad. Demain transfert vers le camp dans le désert.
Voilà, je ne sais pas si nous aurons internet dans les 3 prochains jours. S’il n’y a pas d’article ne vous inquiétez pas..je serai de retour dès que je pourrai me connecter.
La troisième photo, évidemment que c’est Moulay, j’avais prise une photo de lui tout seul, mais elle est embrouillée.
















