Jour 17: Fès

Le vrai Fès

Hier soir, dans un petit restaurant près de notre Riad nous avons demandé au propriétaire où se trouvait la porte bleue de la Médina, hier nous l’avions cherchée un peu mais nous ne l’avions pas trouvée. Les Marocains sont vraiment gentils, aimables et serviables. Nous cherchions une boutique de babouches un peu « fashion ». Il nous a indiqué le chemin et en moins de deux, nous y étions ce matin. Nous sommes sortis, par la grande porte bleue qui est dans les faits verte de l’intérieur. Le vert est la couleur de l’Islam, le saviez-vous? moi non.

On se baladait sans trop savoir où nous allions, notre objectif était de trouver le Palais Royal, mais pas à tout prix, si on le trouvait tant mieux, si on ne le trouvait pas, pas grave. C’est ce que j’aime le plus lorsque je vais dans un nouveau pays, faire comme si j’y vivais. Faire les courses, me promener avec les gens qui y vivent, pas avec les touristes dans la Médina. On arrive sur la rue Derb Jdid.

Des échoppes partout, plein de monde. On s’y promène sans trop se faire solliciter. Les Fassis, nous lâchent les baskets. Le pied. La sainte paix. On se promène, on regarde, sans plus. Le soleil nous réchauffe ça fait du bien.

Tout à coup, un Marocain nous interpelle, vous cherchez quelque chose? le Palais Royal? C’est par là madame. Celui qui est devenu le sceptique du couple, ne veut pas suivre le chemin que nous indique le jeune homme. Ok, on marche, tout à coup je vois des bancs, c’est le temps de la pause syndicale. Je regarde en face, je vois des barrières. Hum, me semble que c’est un bon set up pour un Palais Royal c’t’affaire là. Le cellulaire de JF est presqu’à plat, il sort la batterie de recharge, il a oublié le fil. On retourne sur la rue commerçante, première échoppe, c’en est un de gadgets électroniques. Chaque fois que vous demandez quelque chose, ce n’est jamais disponible sur-le-champ. Les commerçants ont tous des « entrepôts », mais je les soupçonne de tous s’entraider et de partir en courant par le couloir d’en arrière (comme ceux qui existent derrière les salles d’audiences des Palais de justice| je ne sais pas pourquoi en écrivant je me rappelle de la juge Demers qui disait, je veux voir les avocats dans le couloir, et là on sortait derrière et on discutait) voir la 15ième échoppe, celle-là qui vend aussi des trucs d’électroniques. On attend. Le monsieur revient avec trois paniers remplis de bidules. Il trouve ce dont nous avions besoin. La négociation commence. 25 dirhams. JF offre 15. Transaction bouclée en 45 secondes pour 20 dirhams, tout le monde est content. Nous sortons de la rue et retournons près des bancs où nous étions assis quelques minutes plus tôt. J’insiste pour que nous allions voir, moi je suis déjà prête à sauter la clôture pour voir ce qui se trouve de l’autre côté. Nous traversons la rue, on marche 20 mètres, des gardes, les gardes de qui? Les gardes du Palais Royal. Dommage que nous ne puissions y pénétrer. Devant le Palais une immense place. Le palais s’étend sur 80 hectares.

Je suis à écrire cet article du haut de la terrasse de l’hôtel Blue Sky. L’appel à la prière du soir vient de commencer et moi je bois du vin. Je me sens comme une hors-la-loi. La carte de vin n’apparaît pas dans le menu bien évidemment, 2 choix un rouge ou un blanc. 25 euros la bouteille, JF est parti à rire. Quelquefois c’est du grand n’importe quoi. Là aussi, le prix a été revu à la baisse.

Avant d’arriver à la terrasse, il a fallu monter 4 étages à pied. Nous marchons beaucoup et Fès est tout en pente, ce matin j’avais mal aux mollets et JF mal partout. 😉

En fin de journée, il fallait récupérer nos vêtements au pressing. Oulala, le défi. Encore une fois quelqu’un se mêle de ce que l’on cherche et nous amène là où il ne faut pas. On fini par trouver notre nettoyeur. Nos vêtements sont propres et tout bien pliés. On bêche un peu à retrouver notre chemin vers notre Riad. Ce n’est pas toujours évident, je vous assure et ajouter à cela l’interpellation incessante pour acheter des babouches, un tapis, de la vaisselle, un bijoux, un sac, ça ne lâche jamais. Ils disent toujours: « tu achètes on est des amis, tu achètes pas, on reste des amis », mais je dois vous dire qu’on sent que ça ne fait pas trop leur affaire de se faire dire non. Pendant que nous attendons les vêtements, je vois un groupe de touristes gérer par un guide avec son petit drapeau. Je ne pourrais pas. Je suis trop délinquante pour ce genre de truc. Tout le monde doit aller à droite c’est certain que je voudrais aller à gauche. Trouble de l’opposition. Ah oui, à côté du nettoyeur il y avait une couturière, on en a profité pour faire réparer un pantalon de JF. À Fès, ce sont les hommes qui cousent de façon générale.

Demain nous partons en bus pour Chefchaouen, la ville bleue. J’ai l’impression que ce sera un autre « beat » et ce sera parfait pour nous. Par la suite Tanger (cela rappellera des souvenirs à JF qui y est allé lorsqu’il avait douze ans….et avec ce que j’ai entendu de sa mère et de lui, le jeu de la négoce est là depuis sa tendre enfance). Par la suite nous prendrons le ferry pour Malaga en Espagne et retour à Montréal le 20 janvier. Lorsqu’arrive la fin d’un voyage, je suis toujours un peu nostalgique. L’envie de rester, l’envie de voir mon enfant et ma famille. L’envie de profiter de chaque instant. Il y a longtemps que je voulais voir le Maroc. Je suis contente d’avoir pu en très peu de temps organiser ce périple. Merci à Agnès pour les infos qui m’ont été très utiles.

J’ai pris en photo des Marocaines qui allaient à une soirée ou à un mariage, elles étaient vêtues de leurs plus beaux habits.

Des photos en rafale de Fès

Nous avons traversé un très beau parc en nous rendant au Palais Royal

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