Le vol d’AC est parti à l’heure et nous sommes arrivés avec 45 minutes d’avance à CDG, sans aucun intérêt puisque nous avions une escale de 5h. On s’est trouvés un coin et on a fait une tentative de repos, qui a malheureusement échouée.
Cinq longues heures plus tard, nous voilà assis dans l’avion direction Hanoï (10 heures et quelques poussières). Le personnel est professionel et attentif. J’aime. On a des places de merde, mais bon.
On ne sait pas trop pourquoi, mails le départ brette…5 rangées en avant de nous il y a une mère avec son fils. Pauvre elle, l’en-fer!! Un garçon d’environ 10 ans maximum qui pique des crises et qui crie à faire crasher l’avion (impossible on est pas encore décollés). Crises à répétition qui vont perdurer tout le temps que va durer le vol. Oui oui, mes amis, je pense à A. dans ce genre de situation et je me demande quel serait le conseil qu’elle me donnerait.
De l’autre côté, une dame avec un manteau rouge qui crie elle aussi et qui gesticule à qui mieux qui mieux, elle se lève, fait le tour des toilettes revient par l’autre rangée. Les Vietnamiens sont d’un calme sans faille. On discute, on argumente, un autre agent filme la scène. Les agentes disparaissent et reviennent cette fois-ci avec la sécurité, encore du bla, bla, bla, personne s’énerve sauf la petite madame au manteau rouge. Le monsieur lui demande de quitter l’avion. Ishhh est-ce que ça va se faire aujourd’hui vous pensez?, je suis déjà tannée et on a pas encore volé. Le monsieur demande calmement à la dame de le suivre, elle finira par obtempérer après je ne sais plus combien de minutes de pourparlers.
Bon on va pouvoir partir. Ne-non ne-non, compte tenu de la situation et d’un risque imminent d’un danger obscur, on demande d’ouvrir les caissons pour vérifier les bagages. What!! Ouf et re-ouf, alors tous les passagers doivent identifier leurs bagages. Ouvre un coffre, oui oui la rouge c’est la mienne et la bleue est à Monsieur et ainsi de suite.
On fini par décoller et là commence dix longues heures de vol insupportables. Le garçon pique sa crise aux 45 minutes, au bout de 3 ou 4 heures, la mère n’en pouvant plus, s’étire le bras et « keshlang » une bonne gifle. La surprise a calmé le garçon 3 ou 4 secondes max. Personne ne s’est insurgée. Les gens autour n’en peuvent plus et moi non plus.
L’arrivée à l’aéroport de Hanoï est marquée par une combinaison de soulagement et de fatigue. Les procédures douanières et d’immigration se font rapidement. Juste pour votre info…je suis entrée au Vietnam avec un Visa pas réglo. J’ai pris une chance. Dans le bus 86 direction notre hôtel. La chambre n’était pas prête. JF décide d’aller régler son problème de souliers de course parce que les siens sont restés dans le campeur à Saint-Lazare. Il semble y avoir un souci de grandeur. Mettons que ça doit prendre 3 ou 4 vietnamiens pour faire un JF et une pointure 12 ne semble pas courante.
L’aventure au Vietnam peut commencer mais, juste après avoir fait un petit repos d’une heure max. Hanoi me fait penser à Bangok mais en pire, je sais pas pourquoi, à cause de mon âge probablement, moins de patience, moins de tolérance. Dans les faits, nous sommes un peu sous le choc. Nous partons à la recherche d’une Pho, que nous ne trouverons pas par ailleurs. Eh oui, on a vu toutes sortes d’affaires mais pas de Pho. Demain on sera dans de meilleures dispositions. Pour nous ici, il est 20h16 vendredi le 15 décembre, alors on sera toujours en avance sur vous de 12h.


