Hier soir, avant le souper, nous sommes allées marcher au bord de la mer sur le Paseo Maritimo de Playa Blanca. On marchait en regardant le soleil se coucher, heureuses de notre journée et planifiant celle de demain. Notre appartement se trouve tout près de la mer mais nous devons monter des escaliers en pierres avant d’arriver à la rue principale qui nous mène à notre rue. Le soleil commençait à baisser et nous avions froid, nous sommes donc rentrées. Nous arrivons aux marches qui mènent à la rue principale et par la suite à notre appartement. J’entame cette montée comme une jeune fille fringante de 62 ans, je m’accroche les bottines dans une marche et je pique par en avant. Ma fille dit que j’ai fait la banane, j’ai pas encore trop compris ce que c’est que de tomber comme une banane, mais bon les poignets ont assumé le coup et mes dents sont passés à deux pouces de la marche à la hauteur de mes yeux. Je me relève aussi fringante que je suis tombée avec une légère douleur aux poignets. Je tourne mes poignets, ils sont sensibles mais je peux les tourner des deux côtés, je suis pas doc mais ça doit vouloir dire quelque chose. On verra demain matin.
Ce matin, changement de plan, pas à cause des poignets, mais il y a du vent à écorner les bœufs, la randonnée attendra demain. On ira au Mirador et voir le Jardin des Cactus.

Nous arrivons au Mirador del Rio. Le temps est couvert. La vue ne sera pas aussi spectaculaire que je l’espérais. Le Mirador del Rio est situé tout au nord de l’île à 500 mètres au-dessus d’une falaise et offre une vue panoramique spectaculaire sur Lanzarote et sur l’archipel de Chinijo. Il s’agit de l’une des œuvres les plus spectaculaires de César Manrique sur l’intégration de la main de l’homme dans l’environnement naturel, une formule harmonieuse qui unit l’art et la nature. Il y a dans ce Mirador, un café avec des baies vitrées. Les fenêtres sont voûtées, ce sont les yeux du Mirador. Je commence à l’aimer César.
On visite aussi beaucoup les toilettes, because mon enfant a toujours envie de faire pipi en raison de sa condition de femme enceinte. J’en profite donc pour y aller moi aussi. En sortant des toilettes qui donnent sur la terrasse principale du Mirador, bang je tombe pour la deuxième fois en deux jours. J’ai mis le pied gauche dans une craque du terrassement et paf, je suis partie. Plongeon de la banane encore une fois. Le poignet et le genou gauche ont pris le coup. Un jeune homme m’a aidé à me relever. J’ai pas “faitte ma fraîche” lorsqu’ il m’a offert sa main et bon bras j’ai accepté tout de go et je me suis relevée, un peu surprise de ces deux chutes en deux jours. La honte. Misère qu’est-ce qui se passe avec moi??


Revenue de mes émotions, nous reprenons la route direction Jardìn de Cactus (l’accent n’est pas bien placé sur le I désolée, je trouve pas et ma patience ce soir est un peu limitée).








Un jardin incroyable, tellement beau. Une fois la visite terminée direction la casa…
Nous nous dirigeons vers notre auto, ma fille me lance: “Maman il manque un enjoliveur de roue”.
Bon, je dois vous avouer qu’à l’aller je me suis arrêtée dans un promontoir pour voir la vallée et, disons que je suis rentrée un peu vite dans la garnotte. Une route en épingle qui ne laisse pas beaucoup de marge de manœuvre. Je suis arrivée et repartie comme une vraie pilote de formule 1 (ne pas oublier que je pilote une Maserati manuelle). Mais en reculant, j’ai entendu un bruit qui ressemblait à du plastique qui venait de se faire écraser. À ce moment là, on ne s’est pas arrêté pour voir ce qui avait fait ce bruit.
La compagnie de location de voiture détient un dépôt de 700 euros et j’ai pas envie de gosser quand j’irai reporter la Maserati, donc à la sortie du jardin, on retourne à ce promontoire pour trouver l’enjoliveur en question. Bonne chance. S’il y est, je m’achète une loto Canarienne et je ne reviens plus. C’est une pu**** de route. Des zigzags qui donnent le tournis. J’ai le vertige. Presque jamais de rambarde. Je parlerai de cela à mon ingénieur et constructeur de grandes routes, il m’éclairera. Bref, si le crack que j’ai entendu était l’enjoliveur en question je serai pas plus avancée, il sera kapout. On arrive au promontoire en question. J’arrive plus doucement et je vois quelque chose briller au bord de l’endroit où je suis partie comme une fusée, il y a quelques heures. Y’é là, Marie. Nope enjoliveur rouge. Cr*****. J’aperçois une autre affaire brillante un peu plus bas sur la route. Je me dépêche malgré mes blessures. Je cours presque et que vois-je un enjoliveur intact. Tadam.


Je crie victoire!!! Seul détail, ce n’est pas le nôtre, c’est un enjoliveur “no name” mais il “fitte”. Marie m’a proposé de graver un logo de Toyota avec une roche. J’ai refusé. Merci Marie.
On revient à la casa. On se met en maillot et nous repartons, direction la plage. On y restera jusqu’à ce que le vent frais nous invite à quitter pour aller au chaud.

Demain, l’Éverest de Lanzarote…si mon corps tient le coup!!
Bonne nuit!!