On a bêché afin d’obtenir deux places pour faire cette randonnée avec un guide du Parc national Timanfaya. Les places se libèrent un mois avant la date choisie et il n’y a que 8 places de disponibles en anglais. Le 21 février on est restés scotchés à nos écrans d’ordi afin d’obtenir ces places. Mon enfant a réussi.
Hier matin on arrive 20 minutes avant l’heure du ralliement. On découvre le petit village de pêcheurs d’El Golfo. C’est joli comme tout. Tous les villages de Lanzarote sont blancs. L’île est d’une propreté incomparable. Pas un papier par terre, pas de détritus qui volent au vent, pas de mégots de cigarettes. Rien pantoute. C’est juste assez manucuré. C’est beau et ça me rappelle la ville de Tanger que j’ai adorée (mais qui était un peu moins propre).
Notre guide est un brin en retard, pas de panique on a la journée devant nous. La mer est forte, les vagues font un bruit assourdissant lorsqu’elles atterrissent sur la falaise de lave. Notre guide arrive. Elle se présente (j’ai oublié son nom) on va l’appeler Gréta. Après avoir donné nos noms, montré nos passeports, signé ici et là, nous sommes prêts à marcher sur ce sentier. Notre groupe est composé: 2 Finlandais, 2 Italiens, 2 Québécoises et 2 absents 😉 .
Pour débuter la randonnée, on se rend à la Playa del Paso en mini bus. On circule dans le parc de Timanfaya, ce que vous ne pouvez faire sans être accompagné d’un guide. Alors on roule. Une bosse, un trou, un trou, une bosse. Je m’inquiète un peu pour ma descendance, mais la FM (pour future maman) ne se plaint de rien. Notre guide est sympathique. Arrivées au point de départ, nous commençons par descendre sur une plage de sable noir. Gréta nous explique comment ce sable noir (à gros grains) se forme. Il ne colle pas à la peau. Yes, je suis sauvée, maintenant je ne chercherai que des endroits au sable noir pour faire la farniente. Le paysage est époustouflant, la mer et le ciel se confondent. Le sentier côtier offre une expérience visuelle hors du commun. Les vagues viennent claquer sur la falaise brute, la mer fait des tourbillons blancs. J’ai juste envie de sauter dedans. On a appris plusieurs choses au courant de cette randonnée, comment la vie à reprit son cours, les oiseaux qui s’y trouvent, les arbustes etc. On marche littéralement à travers la larve ;-). Ce sentier est en serpentin et passe à travers des rochers érodés par le temps. C’est pas franchement agréable, les chevilles tordent et depuis mes deux chutes, je me sens moins guillerette. Les falaises escarpées plongent dans l’océan Atlantique. Les couleurs variées des roches volcaniques, allant du noir profond au rouge éclatant, créent un contraste saisissant avec le bleu infini de la mer.

Nous avons vu l’Arco de los Caletones, un arc naturel formé par l’érosion. Rien à voir avec notre rocher Percé. Le nôtre est mille fois plus gros et plus beau!! C’est dit.


De retour de notre marche, le temps commence à se couvrir, on décide de relaxer un peu. Marie tombe endormie dans mon lit et je commence à penser à ma voisine. J’ouvre mon ordi pour voir si nous n’avons pas reçu d’autres informations concernant notre conférence de gestion de lundi. Arrrrkkkkeeee!! Pendant mon absence, mon chum à tout géré d’une main de maître 😉
Pour le souper nous sommes allées dans un petit resto charmant qui se trouve à quelques pas de notre appartement. La propriétaire fait tout, tout, tout elle-même. La bouffe, le service, le ménage…..elle ne parle pas un mot d’anglais. Elle semble gérer son business avec de la poigne. Nous avons mangé des tapas et tout était excellent.



Aujourd’hui (vendredi) nous décidons de nous lever à pas d’heure et après quelques activités d’intendance, nous partons pour la plage de Papagayo. Selon tous les guides consultés, cette plage est la plus belle « du tout » Lanzarote. On a zéro euro sur nous. La plage de Papagayo est payante: 3 euros “cash” selon les guides de voyages. On se met donc à la recherche d’un guichet ATM. Au premier guichet toute la transaction se fait mais pas de cash qui sort!!! Marie vérifie sur son compte, pas de retrait. On essaie sur un autre, marche pas, un troisième pas de résultat, un quatrième toujours pas de résultat (je pense que sa carte de la Scotia est gelée trop d’essais dans différents endroits). Elle décide de prendre sa carte de crédit et fait un retrait de 20 euros qui lui en coûte 40$ canadiens.
Elle n’est pas trop contente…je dirais même qu’elle boude!! La plage de Papagayo se trouve à un endroit très particulier, il faut parcourir une route de terre pas très bien aménagée. On arrive à la guérite, il y a une auto devant nous, le gars sort sa carte et paie via un terminal. J’éclate de rire. Marie est encore plus fru et lance un “cr*****, mettez vos foutus guides à jour.
La route de garnottes se poursuit. J’ai déjà perdu un enjoliveur de roues, pas envie de perdre un muffler, je roule lentement. Nous arrivons à une fourche avec plusieurs indications pas supers claires. On décide d’aller à gauche, la route monte, monte on arrive au parking plein de monde comme d’hab. Nous sommes sur le top de la falaise, la plage est tout en bas. Il semble y avoir plus d’une plage. On descend par le premier chemin, notre plage n’est pas full de monde. On s’installe avec nos serviettes, je me tourne sur le ventre et je vois une paire de fesse. La fille à côté de la paire de fesse a son maillot. Évidemment je dis à Marie, y’a une patente bizarre tourne toi doucement un peu sur le côté. Vois-tu ce que je vois? Je pense que oui!!! Elle retourne sur le dos. Ohhh Marie, le monsieur vient de se tourner sur le dos, je te confirme qu’il n’a pas de maillot. Avant de nous installer, nous avions vu un autre monsieur couché lui aussi les fesses à l’air, mais de loin nous en doutions. Quelques minutes plus tard, trois personnes sortent de l’eau: le père, la mère et le fils. La madame enlève son maillot, se met une serviette autour d’elle et change de maillot… Le mari enlève son maillot et on a droit à un autre zizi à l’air mais il se rhabille. Le fils imite son père. Ciel, où sommes nous tombées? Nous dissertons sur le sujet des zizi à l’air et on comprend pas trop. On se demande s’il ne s’agit pas là d’un peu d’exhibitionnisme ou tout simplement parce que le gars a envie de « lui » faire prendre l’air. Un coup de soleil sur le zizi ça doit être assez douloureux merci, mais peut-être qu’ils se sont tous mis de la crème avant de s’éventer et par chance ils nous ont épargné cette manœuvre. On fini par comprendre qu’on est peut-être sur une plage hybride!!! Hééee oui, il y a des plages de nudistes à Lanzarote mais ce n’est pas clairement indiqué nulle part.

Ce soir, nous sommes retournées à Téguise, nous voulions nous promener dans cette ville qui est l’ancienne capitale de Lanzarote. Marie avait repéré un resto qui semblait vraiment sympathique et qui était noté comme un des meilleurs restos de l’île. Nous arrivons à Téguise autour de 18h, il fait pas froid il fait “frette” pis nous on est en robe pas trop chaude mettons. On tue le temps, moi j’ai juste envie de retourner de bord et au diable le resto. Je patiente, on se promène de boutique en boutique. Arrive 7h30, on se dirige vers le resto, nous sommes les premiers clients. On soupe tard en Espagne, les gens se mettent à table vers 22h. D’autres clients arrivent, le restaurant se remplit. Le Ikarius si jamais vous allez à Lanzarote, il faut aller manger dans ce resto. La bouffe est excellente. Le service impeccable. J’ai mangé du saumon, qui est fumé dans le village de UGA juste à côté de Téguise. Deux Norvégiens s’y sont installés dans les années 1970 et y ont construit un fumoir. Leurs saumons arrivent directement de la Norvège et de l’Écosse. Excellent. On a partagé de la morue, un Risotto aux crevettes et zucchini et un dessert.



Ce matin (samedi) on a fait nos valises, on a ramassé notre appartement et on a quitté autour de 11h. Nous sommes allées voir les bassins salins et les vignobles (oui, oui il y a des vignobles dans cette terre). Nous sommes en direction de l’aéroport, nous entreprenons notre périple vers le retour à la maison. Vol vers Stansted (durée 4h15) nous dormons à Stansted, demain matin autobus vers Heathrow et vol vers Montréal à 13h25 (durée du vol 7h45).



C’est assurément notre dernier voyage mère-fille pour un moment…le prochain sera assurément à trois!!!
Je vous quitte on s’en va à l’aéropuerto.