Je suis silencieuse depuis quelques jours, je suis enrhumée. Je tousse et j’ai mal à la gorge. Le p’tit gars du lavoir à West Bay!!!. Je le soupçonne de m’avoir donné la “crève”… Je me traîne un peu.
Avant West Bay, nous avons fait quelques arrêts sur la plage de Chesil. Je suis en retard sur la parution des récits, je reviens un peu en arrière. “La plage de Chesil est située sur la côte jurassique du Dorset. C’est une longue étendue de galets de 29 kilomètres. Elle est unique par sa composition de galets dont la taille varie progressivement: les plus petits galets se trouvent à l’est près de West Bay tandis que les plus gros, certains aussi grands que des œufs de poule, se concentrent près de Portland à l’ouest. Cette variation de taille est un phénomène naturel dû à l’action des vagues et des marées qui trient les galets selon leur poids et leur taille” (Source Wiki).
Je ne sais pas si c’est une légende mais il paraît que les pêcheurs de Chesil avaient une connaissance impressionnante de la plage, à tel point qu’ils pouvaient déterminer leur position simplement en observant la taille des galets. Comme la taille des galets augmente progressivement d’est en ouest, les pêcheurs savaient s’ils étaient plus proches de West Bay (avec des galets plus petits) ou de Portland (où les galets sont plus gros). En accostant sur la plage, ils pouvaient estimer leur lieu d’arrivée en fonction de la grosseur des galets sous leurs pieds. Particulier, n’est-ce pas? Nous n’avons pas pu voir cette si grosse différence entre les galets mais voici ce que j’ai récolté. Probant ou pas?!! J’ai soumis le tout à l’ingénieur qui avec son romantisme fou m’a répondu ceci: “des analyses qui seraient faites sur des échantillons représentatifs prélevés aux différents endroits visités ne révéleraient point une si grande variance dans la granulométrie des galets de ces sites”. BANG!!

Nous nous sommes dirigés vers Bath et avons trouvé un endroit pour garer le camping-car chez un Anglais-grano-peace-and-love-champion-du-recyclage-compostage-et-le-reste qui se permet de te faire un brin la leçon sur la question de l’environnement mais qui te donne une pile de papier d’un pied d’épaisseur avec toutes sortes de pamphlets pas utiles. Bonjour monsieur Environnement!! Cohérence quand tu nous tiens!!! (Monsieur avec respect, internet existe). Le genre qui m’énerve!! Bref, on décide de crècher sur son terrain aménagé pour les VR (6 places) parce que de cet endroit, on est à 20 minutes de la vieille ville de Bath. On part pour pogner le bus mais pour s’y rendre…un vrai chemin de croix…je sens que ce ne sera pas une bonne journée!! Je commence déjà à fulminer. Il pleut, je suis malade et google nous fait passer par un chemin qui a “crissement pas d’allure” pour atteindre la gare de bus. Il y a des marches semi en bois-glaise, pas de rampe pour se tenir, un casse yeule. J’ai des petites bottes pas pantoute appropriées pour faire de la randonnée et avoir su j’aurais mis mes bottes de marche, je glisse et je risque de me péter la margoulette aux dix pieds. JF est dans sa tête à 1 km devant moi (j’exagère à peine). J’ai juste envie de m’écraser dans l’escalier et de brailler. Ça part pas ben pantoute. On arrive à la gare, mes bottes sont pleines de “bouette”. mes belles petites bottes “cutes” en suède. Calvaire.
On prend le bus, on arrive à Bath, JF sort son téléphone, le chemin, le chemin, le chemin, il a un petit fix sur le google map. Je lui dis : “JF, les chances qu’on se perde sont minces, on peut laisser faire le calvinsse de téléphone. Y’a des petits écriteaux qui vont nous mener là où on veut aller. Pis si on se perd, y’a pas mort d’homme, on devrait être capable de se retrouver. Relaxe et regarde autour de toi à la place… »
Je voulais, entre autres, voir les bains romains, le pont Pulteney, le Corridor et l’Abbaye. Il pleut toujours et il fait froid. On arrive devant l’Abbaye, on peut pas la visiter il y a un service. Les visites reprennent à 13h15. Ok on va aller au musée, il est en rénovation. Fermé. On arrive aux bains romains. JF voit le prix pour y entrer et fait un deuxième arrêt cardiaque “on the spot”. 100$ pour visiter les bains romains datant des années 800. Je trouve ça cher qu’il dit. Je suis stupéfaite. Pardon?. Mon état de santé précaire, m’embrume le cerveau et là, je me mets carrément à faire de l’attitude. Il dit : “vas-y, toi” euh non. On est venus ici pour ça…Ben, figurez-vous donc qu’on y est pas allés… je vous laisse imaginer quelle sorte de journée on a eue par la suite….






Le lendemain matin, nous nous préparons à partir pour Cardiff, capitale du pays de Galles. On commence à ranger nos affaires. On doit vidanger le VR et pour ce faire, il faut s’approcher d’une grille de captation qui se trouve en face de l’endroit où nous étions placés. J’avance doucement vers cette grille, je dois rouler sur du gazon. Je m’approche tranquillement et positionne le VR au bon endroit. JF fait les manœuvres, je dois maintenant reculer pour me remettre dans le chemin asphalté menant à la sortie. Je recule lentement, je tourne mes roues pour me remettre sur le chemin… puis je me mets à « spinner du t’sour » comme dirait l’autre. Incapable d’avancer ni de reculer. Comme en plein hiver quand ton char pogne une plaque de glace pis que tu fais du surplace et que tu dois sortir tes traction-aid… pour te sortir de ta fâcheuse position. Ben y’aura fallu faire venir une remorqueuse pour nous sortir de là…100 pounds pour se faire tirer d’à peu près 10 pieds max. Un 100 pounds bien investi. J’ai repensé aux bains romains…et Cardiff a pris le bord parce qu’avec tout ça on a perdu notre avant-midi.


Même si la conduite à gauche se passe relativement bien et que je maîtrise les “rotoundas,” avec l’aide du co-pilote, conduire est fatiguant surtout dans mon état actuel. De plus, nous avons sous estimé (not me, le planificateur en chef) le temps que prendrait par exemple, une distance de 25 km à couvrir sur des routes à une ou deux voies. Le temps est d’une fois et demie plus lent. Pendant toute notre traversée du pays de Galles, nous avons avancé comme une tortue il a plu presque tout le temps ce qui a entravé notre vitesse de croisière.
Nous avons traversé le Brecon Beacons (chaîne de montagnes), nous devions y faire une marche. La marche est tombée à l’eau (sans jeu de mots). Je note que les Anglais et les Gallois sont habillés afin de pratiquer des activités sous la pluie. Je me doutais qu’il allait pleuvoir, mais à cette fréquence et cette intensité pas du tout. On a notre stock de marche, mais ça fitte juste pas. Le déluge, que je vous dis. On a poursuivi notre route. Dommage, cette chaîne de montage est visuellement splendide. Je pense que j’ai vu d’autres militaires qui avaient l’air de s’entraîner, les mêmes qu’à Lulworth peut-être…

On décide alors de s’enfoncer un peu plus dans le pays de Galles et d’aller jusqu’à la pointe la plus à l’ouest, c’est-à-dire St Davids. On s’arrête à une plage ou le surf se pratique. Il pleut. La plage n’est pas déserte, il y a plein de surfeurs. Je me couche pour tenter de récupérer. Par la suite, nous visitons la cathédrale St Davids et poursuivons notre route jusqu’au parc Snowdonia où nous devions grimper le mont Snowdon. Après plusieurs heures de tergiversations, je ne suis pas assez en forme. On décide de ne pas faire cette sortie et JF branle dans le manche. Il y a un train qui monte au sommet du mont Snowdon. Ça ne me tente pas. C’était pas ça mon plan!! Première déception du voyage. J’ai hâte de retrouver un peu d’élan. Mon envie de bouger en prend un sérieux coup et ça me met en beau joualvert.

« Le mont Snowdon est situé dans le Nord-Ouest du pays de Galles, au Royaume-Uni, dans le comté de Gwynedd. Il se trouve à 16 kilomètres au sud-est de Caernarfon et à 18 kilomètres à l’est de la mer d’Irlande, en particulier de la baie de Caernarfon mais également à 20 kilomètres au nord-nord-est de la baie de Cardigan. Cardiff est à près de 200 kilomètres au sud-sud-est alors que Liverpool en Angleterre est à 80 kilomètres. L’altitude du sommet a été établie à 1 085 mètres, ce qui en fait le point culminant du petit massif Snowdon au sein de la région naturelle protégée de Snowdonia, dans les monts Cambriens, et également le plus haut sommet des îles Britanniques en dehors de l’Écosse. Sa hauteur de culminance, mesurée par rapport au Ben Nevis, est de 1 038 mètres, ce qui en fait le troisième marilyn des îles Britanniques, derrière le Ben Nevis et le Càrn Eige en Écosse et à égalité avec le Carrauntuohil en Irlande. Le sommet offre un des plus vastes panoramas des îles Britanniques. Par temps exceptionnellement clair, il est possible d’apercevoir les côtes d’Irlande, d’Écosse, d’Angleterre et de l’île de Man ; 29 lacs et 17 îles sont visibles ; enfin, il est possible de balayer du regard 24 comtés du Royaume-Uni et d’Irlande. La ligne de visée théorique reliant le Snowdon au Merrick, dans le Sud de l’Écosse, est la plus longue des îles Britanniques avec 232 kilomètres10«
Nous avons décidé de nous arrêter à Morecambe pour la nuit. On arrive en milieu d’après-midi et on décide de marcher pour aller visiter cette ville qui est aussi le titre d’une série du même nom. Mais on est pas là pour ça. On a pas encore manger de fish and chips, c’est ce soir que ça se passe. On trouve, semble-t-il, le meilleur resto pour en manger, chez Atkinson’s. Resto zéro alcool. Petite déception. On mange notre affaire. Ça reste un paquet de panure avec des frites. Le poisson est frais sans plus. On ressors de là et on marche jusqu’à notre spot pour la nuit qui est au bord de la mer. Demain, direction Edimbourg.
La baie de Morecambe, notre spot pour coucher.

La patente à voir à Morecambe… on repassera!!
