Lisbonne…les Portugais et le Sentier des pêcheurs…

Nous nous sommes installés pour trois nuits tout près de Lisbonne. Dès notre arrivée, nous avons pris le bus et nous nous sommes dirigés vers Bélem (un des quartiers de Lisbonne) pour voir sa tour (que j’avais déjà visité en 2017).

Puis nous avons marché dans le quartier pour finalement arriver au Pastéis de Bélem “ze” place pour acheter les tartelettes du Dr Arruda. En 2017, j’avais refusé de faire la ligne pour acheter cette petite tartelette. Elle devait faire deux coins de rues. Je refuse d’attendre quand je paie. Donc basta les tartelettes en 2017. Cette fois-ci, coup de chance quelques personnes devant nous. JF se met en ligne pendant que j’attends à l’extérieur. Je prends quelques photos. Pastéis de Belem existe depuis 1837.

Ensuite, direction notre restaurant. Le Nunes Real Marisqueira (évidemment on a l’air des quêteux parce qu’on arrive au resto il doit être autour de 19h gros max et qu’en Europe on soupe tard très tard….). Y’a pas un chat dans la place. L’accueil est chaleureux et la déco clinquante. Un peu art déco je dirais. Mon chum capote sur le plancher en terrazzo, il m’a tout expliqué en détail comment se faisait un tel plancher… c’est vrai qu’il est beau. 

Le service est hors pair, ils ne poussent pas trop sur le client et les employés attendent. On commande le vin, les entrées et les plats. Au Portugal, mais aussi en Espagne, vous payez pour le couvert, pour le pain, le beurre et si vous n’en voulez pas il faut être suffisamment rapide pour arrêter le serveur avant que le pain arrive sur la table, mais nous nous en voulions donc zéro problemas.

Pour les autres journées, mon chum a eu la brillante idée d’acheter des passes de transport en commun sur le net au coût de 17 euros chacune  pour deux jours. On a tout ça dans nos téléphones, donc tout est parfait.  On va être efficaces. On embarque dans le premier bus qui nous amène  à Cais de Sodré. Je passe mon code QR sur la machine,  ça semble fonctionner mais pas JF. Le chauffeur n’en fait pas de cas. On s’assoit dans le bus et on se laisse conduire sans trop se soucier de nos cartes de bus, métro, funiculaire et tutti quanti.  Nous allons descendre à Cais de Sodré. C’est le nom d’une station de métro qui se trouve pratiquement au bord du Tage et JF veut voir une statue de chez pas qui… Êtes-vous déjà allés à Lisbonne? Lisbonne s’étend sur 7 collines, donc c’est toujours des chemins up and down. En plus d’aimer le terrazzo, les Portugais aiment les trottoirs en petits blocs de pierre et quand il pleut c’est chiant sur un calvaire de temps. Tu risques toujours de faire la banane et de te péter deux dents. Il pleut, il pleut sans bon sens. On finit par se rendre à l’ascenseur de Lisbonne qui est très beau (il me semble bien avoir pris des photos que je ne trouve plus), par ailleurs, encore une fois il y a une ligne et il pleut des cordes et on a un calvaire de parapluie de MARDE. J’entre la première dans l’ascenseur, le gars me fait non de la tête… mon Portuguais est pas au point mais je finis par comprendre que la putain de carte de transport il faut que tu la valides au bureau de tourisme (c’est ce que le gars nous dit) on tourne un brin en rond en sortant de l’ascenseur et on cherche le calvinsse de bureau de touristes… on tombe sur une autre super sympathique Portuguaise… qui nous envoie au métro… on vient de faire un rond dans la ville,  partis du point A nous revoilà 1h30 plus tard à la même crisse de place. Je fulmine. On finit par ressortir du métro avec nos cartes. Ok JF je pense qu’il faut prendre le Tram 28.  Il faut que tu vois ça. C’est touristique mais ça te fait voir la ville. On embarque donc dans le métro et on descend à la station Martim Monitz. Oh boy, on se fait payer la traite sur un méchant temps. Y’a des chiens qui jappent, des itinérants couchés partout, d’autres qui fument du crack, c’est sale, on est trempés et j’haïs repasser dans les mêmes trails mais bon, y faut ce qui faut. Cette station se trouve au début du Tram 28. Ben imaginez vous donc que le tram 28 ne fonctionnait pas à partir de ce point,  il fallait de cette station, prendre un shuttle qui nous amène au tram 28. Il pleut toujours autant. Caliqueeeeee!!

On arrive à embarquer dans ce shuttle et on se fait descendre à l’endroit d’où part le tram 28. Il y a une ligne de fin du monde. No way. J’attends pas. Moi, le tram 28 je l’ai pris en 2017. On a faim, on ne trouve rien parce qu’on est dans un quartier pas top. Bref, on est un peu à boutte. JF dit: “on prend un uber et on rentre”. Moi: “Ben là, on a acheté des passes de bus et on va prendre un uber, c’est pas logique notre affaire, on se force un peu et on rentre en bus et métro”. ERREUR. Pour la deuxième dans la même journée, on se retrouve au Métro Cais de Sodré. Je viens de lire le texte à mon chum et il me dit que c’est à cause de moi qu’on a manqué notre chemin, il semble qu’on a pris l’autobus dans la mauvaise direction, il a décidé de se taire pour éviter une troisième guerre mondiale. TA***** je vous passe les autres détails c’est même pas explicable. Une heure et trente minutes plus tard, on se retrouve à la casa. Putain de journée!! Alors vous demanderez à JF ce qu’il a vu de Lisbonne….

Le lendemain, ben imaginez vous donc qu’on a rien fait. Fake la passe d’étobus comme dirait l’autre et elle  a servi à RIEN. Quelquefois il est préférable de laisser couler….

Un petit mot sur l’attitude portuguaise… mettons disons que lorsque ton PIB repose en grande partie sur l’industrie touristique, tu t’organises pour t’accrocher un sourire dans face et être aimable avec le touriste.

Le tourisme est l’un des moteurs économiques les plus importants du Portugal qui représente environ 15 % du PIB national. Le pays attire chaque année des millions de touristes grâce à ses plages, son climat méditerranéen, son patrimoine culturel (Lisbonne, Porto, Sintra, etc.) et sa gastronomie. Les Portuguais sont un brin suffisant et je ne peux pas dire que je trouve ça particulièrement cool… JF a demandé à un serveur s’il parlait anglais… le gars lui a répondu… parles-tu Portuguais… QUOI???… moi, c’est certain que je serais sortie du café illico. JF, indulgent, a mis cela sur le compte d’une introduction déficiente de sa part… du genre…Bonjour monsieur comment allez-vous, je suis Canadien….!!!

On s’est réveillés en plein milieu de la nuit… en pensant que nous cauchemardions… ben pas pantoute. les Américains ont choisi un homme trouvé coupable d’agression sexuelle comme Président. Je suis sous le choc. 

On a roulé jusqu’à Sao Portes, endroit où débute le sentier de la Rota Vicentina. J’ai complété la première étape aujourd’hui (hier) 11km dans un sentier en sable et ce n’était pas toujours évident, j’ai dû m’arrêter à deux reprises pour vider mes bottes. Les premiers 5 kilomètres ne sont pas bien indiqués et par la suite ça se place. La vue est juste incroyable, le sentier longe l’océan Atlantique et effectivement il y a des endroits qui sont vertigineux. Je parle de cette randonnée depuis au moins 7 ans, j’y suis. J’ai pris 2h50 pour marcher le 11 km. 

Demain (aujourd’hui), je vais marcher de Porto Covo à Vila Nova de Milfontes, 19 km.  J’ai commencé à marcher autour de 9h15 ce matin. J’ai dû encore une fois m’arrêter pour vider mes bottes qui se remplissent de sables à tout bout de champ. Le sentier est quand même exigeant, marcher dans le sable c’est difficile et ce n’est pas que des petits bouts du sentier qui sont en sable c’est plutôt le contraire. L’exception c’est quand il n’y a pas de sable et ça dure 3 mètres  pas plus. En ce qui me concerne il y a un  enjeu supplémentaire, le sentier est vertigineux, il y a des bouts où je n’ai regardé que le bout de mes bottes. Jean-François m’attendait à la fin de l’étape 2 mais… il me restait encore 3.5 kilomètres à faire. JF n’était pas tout à fait à la fin de la deuxième étape, il ne voulait pas me manquer. Comme il est chou!! 🙂

Demain 14 km… bonne nuit je suis crevée.

JF me fait concurrence…
https://www.polarsteps.com/JeanFTheriault/14092229-gg-autour-du-monde/133230616-porto-covo?s=759D46DD-7A0F-48E0-B935-B1EC772CFEE4

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