Séville | Malaga | El Torcal | Ségovie | Ténérife Îles Canaries | Montréal

Nous sommes rentrés à Montréal le 10 décembre dernier après presque 3 mois d’absence. On se réapproprie notre maison et on retrouve nos repères petit à petit. Passer trois mois à l’extérieur du pays, ce n’est pas véritablement des vacances, c’est ce que nous constatons depuis notre retour. Notre projet était beaucoup plus de l’ordre de d’un séjour à l’étranger de 3 mois avec un horaire journalier de voyage organisé… ou presque. Il y a des constat positifs et négatifs à tirer de cette expérience que nous faisons au jour le jour depuis notre retour. Je ressens une grande fatigue. Ce projet nous l’avions pensé, imaginé mais une fois réalisé on se rend compte que nous avions mis la barre un peu trop haute et avons sous estimé la fatigue physique et mentale. Être constamment déstabilisés que ce soit par les habitudes de vies, les règles, la langue…ça engendre nécessairement une certaine fatigue. Plus de 50 jours en camping-car dans un endroit restreint ça demande beaucoup de don de soi envers l’autre. La vie en camping-car c’est une maison sur roues…la vie continue, le lavage, l’épicerie, vidanger, chercher l’eau, les endroits à visiter et à coucher, ces exercices au quotidien demandent beaucoup d’effort. Je suis assez « easy going » en voyage, mais celui-ci m’a demandé un effort considérable.

Alors voilà, les dernières semaines de notre séjour, en rafale.

***

Il y a bien longtemps que j’ai écrit concernant notre périple, bien honnêtement le temps me manque.  

Après avoir terminé ma marche sur le Sentier des Pêcheurs à Luz, nous nous sommes dirigés immédiatement vers l’Espagne dans un petit village en bord de mer.  Nous avons roulé environ 150 km jusqu’à Isla Canela. Mon chum avait encore une fois, trouvé une place incroyable avec une vue imprenable… dans une ville fantôme!!! Pas grave, on s’en fout l’important c’est qu’on a un spot, mais l’endroit est d’une mortitude ahurissante. Il est clair que c’est un endroit de villégiature et que la saison forte est terminée. Le village ressemble à la chanson de Bécaud…

C’est en septembre (nous c’était novembre, même maudite affaire…)

Quand l’été remet ses souliers

Et que la plage est comme un ventre

Que personne n’a touché

C’est en septembre

Que mon pays peut respirer

Pays de mes jeunes années

Là où mon père est enterré

Mon école était chauffée

Au grand soleil

Au mois de mai, moi je m’en vais

Et je te laisse aux étrangers

Pour aller faire l’étranger moi-même

Sous d’autres ciels

Mais en septembre

Quand je reviens où je suis né

Et que ma plage me reconnaît

Ouvre des bras de fiancée

C’est en septembre

Que je me fais la bonne année

On est donc dans un bled perdu au bord de l’océan. Il nous passe encore une bulle au cerveau. Si on mangeait de la pizza… après avoir marché 15 km de Saléma  à  Luz, j’étais partante. Mon chum commence à chercher, il me demande si en 800 mètres la pizza à le temps de refroidir s’il part la chercher à pied.  Si tu prends un taxi non… si tu marches oui. On décide d’y aller avec le camping-car. La pizzeria était fermée malgré l’information contraire sur Google, d’ailleurs Google l’échappe fréquemment en Europe.  On se met à chercher une autre pizzeria… pas de chance, pizzeria fermée (je vous rappelle que nous nous sommes arrêtés dans un village de bord de mer… et que nous sommes en novembre). On essaie une dernière  pizzeria à 8 km de où se trouve la dernière. On arrive dans un autre village où là, l’été ne semble pas avoir encore pris fin… sauf que calibouaire on est dans des petites rues de rien et aucune place pour se garer. Vous savez ce qu’Einstein a dit? La folie, c’est de refaire toujours la même chose et d’attendre un résultat différent. Nous étions dans ce genre de boucle…avec la pizza en Espagne. Nous n’avons pu nous garer et sommes sortis bredouilles de ce quartier qui se croyait toujours en plein été.  On a faim (j’ai marché 15 km et j’ai presque rien bouffé de la journée… non, non j’ai pas de problème alimentaire…. juste une mauvaise planification). Mon chum m’attendait à Burgau pour me bourrer de sucre !!!

On finit par trouver un centre d’achat avec une épicerie. Je prends les choses en main, car l’homme semble à bout de ressources.  J’ai un peu gossé pour trouver le supermarché mais une fois dedans, 10 minutes top chrono, et j’avais de quoi manger. Rien de très transcendant mais de quoi nous tenir jusqu’au déjeuner. Un saumon apprêté avec des légumes et une tarte (quiche) à la patate et aux oignons (tortilla de patata) qui est un plat typique de l’Espagne. On s’endort bien repus. Le lendemain, direction Séville. 

Avez-vous déjà visité Séville? Un coup de cœur en ce qui me concerne. Cette ville est magnifique. L’architecture est d’une beauté sans pareil, la place d’Espagne est grandiose, tout est beau sauf… les faux contrôleurs de stationnement…

Je vous explique, lorsque vous arrivez dans un stationnement public (c’est-à-dire sur la rue) il y a souvent un gars avec un dossard fluo qui se prend pour le gérant du stationnement de rue. Voilà que l’homme et sa fiancée arrivent à un parking du côté de la Marine Royal. Le gars nous fait signe de nous garer à un endroit X, évidemment on ne l’écoute pas.  JF ne le regarde même pas et continue son chemin. Le gars nous fait des grands signes. On se gare. Le gars vient vers nous et baragouine quelque chose dans le style, vous me devez des dineros pour le parking. JF le vire de bord comme une crêpe mais le gars insiste. Nous avions lu que ce genre de “faux gérants de stationnement peuvent être harcelants”. Le gars reste là planté devant notre porte. JF ouvre la porte de nouveau et réitère au gars qu’il n’obtiendra rien de nous. Si le gars devient trop insistant, vous sortez un ou deux euros et basta. C’est ce que nous avons fait. Une fois le parking réglé, nous sommes installés à Séville pour trois jours et avons visité les principaux sites d’intérêts.

La Cathédrale de Séville et la Giralda | Magnifique

  • Cathédrale de Séville : La plus grande cathédrale gothique du monde, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’intérieur est impressionnant, avec des chapelles richement décorées, le tombeau de Christophe Colomb et des vitraux magnifiques.
  • La Giralda : Ancien minaret de la mosquée almohade transformé en clocher, elle offre une vue panoramique incroyable sur la ville après avoir monté ses rampes.

2. L’Alcázar de Séville | Magnifique ++

  • Un palais fortifié d’origine musulmane, célèbre pour son architecture mudéjare, ses jardins luxuriants et son rôle de lieu de tournage pour des séries comme Game of Thrones. Chaque coin est un mélange de culture arabe, chrétienne et juive.

4. La Plaza de España | Coup de cœur, cette place est belle, belle et encore belle.

  • Une place emblématique construite pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929. Elle est entourée d’un bâtiment en demi-cercle, avec des ponts, un canal et des mosaïques représentant les provinces espagnoles. C’est un lieu parfait pour se promener ou faire une balade en barque.

6. La Torre del Oro

  • Une tour défensive au bord du fleuve Guadalquivir, qui abrite aujourd’hui un musée maritime. Vous pouvez également faire une croisière sur le fleuve depuis ce point.

Après deux mois et ½, disons que mon brushing en prend un coup. Zéro séchoir à cheveux, zéro teinture, zéro coupe. Je commence à avoir de la misère à me regarder, MAIS impossible que je sois infidèle à ma coiffeuse. IM-POS-SI-BLE, donc ça attendra le 20 décembre. Mon chum lui, par contre, s’est dit que ça  ferait un p’tit clin d’oeil à l’opéra du Barbier de Séville que de se faire couper les cheveux à Séville. Il s’est trouvé un coiffeur chez Antonio Roméro Barbiera, près des Jardines de Murillo et la chose fut faite. Vous connaissez la chanson de Serge Reggiani, le Barbier de Belleville, c’est une chanson autobiographique de Serge Reggiani. Allez l’écouter sur spotify…ses parents tenaient un salon de coiffure et avant de devenir un chanteur connu, et bien figurez-vous donc qu’il faisait des shampoings

J’ai entendu cette chanson pour la première fois, c’était en 1990  j’étais dans une petite Mégane et je venais de faire Paris, Chambéry, la Vallée d’Aoste, Turin, Milan, Vérone, Venise, Ravenne jusqu’à Chatelaillon-Les-Bains en 3 semaines. Vous regarderez sur une carte… Une idée folle…je m’égare! 

Après Séville, direction Malaga. Une belle surprise nous y attendait. Je n’ai rien su avant d’arriver à Madrid, mon frère et ma belle-soeur allaient venir nous y rejoindre pour une semaine. Je me suis transformée en GO. Une belle semaine où on a vu tout ce qui y avait à voir avec une petite tristesse dans notre coeur. Malaga décore sa ville de lumières pour Noël comme nulle part ailleurs. Des centaines de milliers de lumières et décorations. La switch est mise à “on” le 29 novembre et avons quitté Malaga le 24 au matin… (je pense m’acheter un billet et revenir juste pour voir les décos…juste fou…fou…fou).

Picasso est né à Malaga, j’ai visité la maison où il a vécu et son Musée. Picasso pour moi c’est comme la Casa de los Picos à Ségovie (voir plus bas). Je ne comprends pas tellement sa démarche artistique et honnêtement, ses barbeaux me laisse assez froide. Ses toiles ne suscitent aucune émotion chez moi.Je regarde, j’essaie de trouver ça beau, mais je n’y arrive pas.

Mon frérot et ma belle-soeur étaient dans un hôtel près du centre de Malaga. On se rejoignait pour faire des visites ou pour souper. Nous avons poussé l’audace de nous rendre jusqu’au Roc de Gibraltar et l’avons grimpé. JF a pris le sentier le plus exigeant, nous (ma belle-soeur et moi) la Martin’s Path, mon frère à tuer le temps à j’sais pas trop quoi faire… Des paysages incroyables. Le temps était magnifique. Après notre marche, JF s’est mis dans la tête de commander de la pizza (je sais ça commence à être obsessif…) Nous étions dans une aire de VR, il a réussi à faire livrer deux pizzas et une bouteille de vin dans un spot no where. Meilleure pizza du voyage.

Un petit mot sur les épiceries, supermarchés et autres endroits où on achète de la bouffe en Europe. Et bien, en Espagne oubliez l’idée de faire votre marché le dimanche et moi, je trouve ça bien correct. Le jour du Seigneur, il faut se reposer. Dans les très grands centres vous pouvez trouver un supermarché ouvert mais dans les petites villes ou villages…niet.

Un autre constat. Google et Amazon. Et bien Google et Amazon sont bel et bien des entreprises américaines car bien souvent les informations transmises sur les heures d’ouvertures des magasins sont souvent erronées et les  informations pour prendre les “rotoundas” sont souvent mal indiquées. Veuillez prendre la 3ème sortie alors que c’est la 4ième…bref, google nous a fait chier à quelques reprises.  

À la fin du séjour JF,  a failli foutre le feu au campeur et  a brûlé notre batterie de recharge pour nos cellulaires et autres appareils…Nous étions  raccordés à une tension de 220 volts et on voulait en profiter pour tout charger à bloc… Le hic: le câble et le chargeur n’ont pas suivi. Ça sentait le brûlé, une chance que nous nous en sommes aperçus, car peut-être qu’aujourd’hui je ne serais pas là en train d’écrire. JF a voulu se faire livrer une batterie à notre prochain point de chute..il a échoué. Ma mère dit : “À Rome on fait comme les Romains”. Les Européens n’ont pas la même relation que les Nord Américains ont avec Amazon. 

Hier nous avons fait une randonnée au parc Naturel d’ El Torcal, une belle randonnée pas trop longue juste correct.

On avait de la route à faire pour nous brancher et recharger nos outils électroniques. On fait de l’intendance et j’ai le nez dans le Lonely Planet de l’Espagne. Hey Patate, connais-tu la ville de Ségovie au nord de Madrid? Euh non, pourquoi? Ben imagine toi donc qu’il y a là un aqueduc datant du temps des Romains. Es-tu partant?. Go direction Ségovie. Quelle belle ville. Tout est beau là aussi et l’aqueduc (vous allez me dire qu’est-ce qu’elle a triper sur les aqueducs… le génie humain m’émeut….remember l’orgue Marin de Zadar). Bref, l’ingénieur et moi sommes sans voix. Dans le même Lonely planet, il est mentionné qu’un autre point d’intérêt touristique à voir est la Casa de los Picos. Il s’agit d’une maison dotée d’une façade décorée de pointe en forme de diamant, ce qui la rend originale (selon le Lonely). Ok tabouaire. J’ai jamais vu un truc aussi laid et les guides de voyage parfois (très souvent) « charissent » sur la beauté de ceci ou cela. C’était carrément affreux. La définition de la beauté n’est pas la même dans leur livre et dans le mien. Tu vas pas à Ségovie pour voir la Casa des picos. Tu y vas pour voir l’aqueduc…construit à la fin du 1er siècle ou au début du 2e siècle, sous le règne des empereurs Vespasien ou Trajan.

L’aqueduc transportait l’eau d’une source située à environ 17 kilomètres de la ville. Il alimentait les bains publics, les fontaines et d’autres infrastructures urbaines de Ségovie.

Nous en sommes à notre 31ème journée consécutive en camping-car (plus de 50 au total). On ne se racontera pas d’histoire, vivre dans 160 pc pendant tout ce temps, est un défi. Mon chum a pas mal plus de tolérance à l’inconfort que moi. Il y a des grands bouts où j’ai pensé que je n’y arriverais pas, la seule chose qui me tenait c’était la chance que j’avais de pouvoir voyager et de voir des trucs que la plupart des gens ne verront jamais. Mais oh ciel, que j’ai tapé du pied à plus d’une reprise. J’ai besoin que les choses autour de moi soient organisées. Si c’est le bordel autour, c’est le bordel dans ma tête…

Ma marche sur le Sentier des Pêcheurs a été bénéfique. J’avais besoin de bouger, de me centrer et de m’aérer. Ce qui m’a le plus manqué pendant les deux derniers mois…ne pas voir ma fille. On n’a fait que 2 Facetime (honnêtement je trouvais ça plus difficile après), mais je recevais des photos de ma Lolotte presqu’à tous les jours et nous avons échangé par textos. Quand je suis partie, elle n’avait que 2 mois, je reviens et ma fille m’a annoncé aujourd’hui (je ne me rappelle plus de la date) qu’elle pesait 6.5 kg et mesurait 66 cm… et qu’elle est active. Le fruit n’est pas tombé très loin de l’arbre…

Mercredi (27 novembre 2024) en soirée nous serons aux Îles Canaries sur l’île de Ténérife. Quelle chance que les problèmes avec les visas pour l’Égypte nous aient empêché d’y aller après s’être trimbalés partout, je pense honnêtement que cela aurait été “too much”.

Les 13 prochains jours serviront à recharger nos batteries (personnelles sans surchauffe) et on se prépare à rentrer au Québec après une “presque saison” d’absence. Le retour nous effraie un peu. Ce que nous avons vécu, ce n’est pas la vraie vie… on devra se réhabituer à avoir de l’espace. Ciel, ça me fait presque peur.

J’écris de l’avion en direction de Ténérife. Ce matin, nous avons tenté de faire rentrer 12 semaines de voyage dans 2 carry on et la Germaine. Mettons que l’exercice a été périlleux car, ne me demandez pas pourquoi, j’ai l’impression qu’on a  plus de stock qu’au départ. Pourtant j’ai laissé derrière: une couette de duvet qui était rendue au bout de sa vie utile, une serviette de bain qui avait fait la guerre du Vietnam, une paire de jeans qui a rendu l’âme en chemin et des t-shirts qui n’avaient plus que le nom. 

Il ne me restait qu’à remplir mon sac à dos acheté il y a 8 ans et y mettre ma pochette de fils et autres gugusses pour les appareils électroniques, mes écouteurs Bose anti-toutttte, je souffre de misophonie…(qui prennent pas mal de place et autres affaires dont je vous épargne l’énumération)  Je viens pour fermer mon sac et bang…la fermeture éclair saute… il ne fallait plus que ça pour m’achever!!! 

J’essaie de gogosser après, y’a rien à faire. Le stock dans mon sac à dos ne peut pas rentrer nulle part ailleurs. Imaginez-vous qu’on a fait un stop par le Décathlon Madrid avant l’aéroport. Avais-je le goût de shopper un sac à dos à trois heures de prendre un vol pour Ténérife!!!. Pas pantoute. J’ai pris le premier sac qui m’est tombé sous la main, même grandeur que le mien. 8 euros. Merci bonsoir. Pour ce faire, 8 minutes max, j’ai pris plus de temps à trouver la caisse que le sac à dos. Je sors dehors, JF est là qui m’attend avec le reste de nos bagages. On call un Uber pour l’aéroport. 

Uber nous dit qu’il est là mais nous ne le voyons pas. JF pogne le cellulaire appelle le Uber, une femme au même moment sort du Décathlon et nous interpelle en disant Uber, mais on ne comprend pas puisqu’ elle vient de faire un achat de gants dans le magasin. Je la regarde, elle me regarde, elle à son téléphone à la main….c’était la fille du Uber.  

Direction aéroport de Madrid. Nous sommes en avance.  C’est bon. On arrive aux bornes d’enregistrement.  On nous demande si nous voulons mettre nos carry on  en soute pour zéro frais. Comme Germaine y va,  aussi bien envoyer les deux petites valises. Nous acceptons. Les étiquettes s’impriment ainsi que les cartes d’embarquement. L’étiquette de la Germaine ne sort pas. Système de chnoutte et attrape nigaud. Voici pourquoi. On se met donc en ligne pour parler à un humain et demander l’étiquette de bagage pour  la Germaine. On n’a pas de places ensemble alors je demande également, si possible,  de changer nos places.

Ah madame, si vous voulez changer vos sièges, il faut aller à l’autre guichet là-bas. Ok on essaie de by-passer la ligne. On se fait pincer, on se remet donc en rang au bout de cette autre ligne. Je m’essaie toujours. Je considérais que j’avais déjà fait la queue une fois….y me semble que c’était enough. On attend dans la foutu ligne, le cellulaire de JF sonne. Bizarre. Notre locateur de VR (encore lui…) Voyons on a oublié quelque chose ??? Les yeux de JF  deviennent féroces..et lâche un TA******* Il a oublié sa carte de crédit chez le locateur. Le jour de la marmotte. Rebelote. Encore. S’il n’oublie pas quelque chose, j’imagine qu’il ne se sent pas bien puisque que pendant presque 3 mois, il a cherché ses lunettes, son téléphone et ses clefs….non stop, 50 fois par jour.

On est toujours dans la ligne pour recevoir l’étiquette de la 23kg et si possible changer nos sièges. On tombe sur une fille, pas trop sympathique, qui à l’air blasé de sa job et qui je le sens va nous faire suer. Elle me dit qu’elle a des sièges dans la rangée 21, go. Arrive l’étiquette de Germaine, mets la valise sur le convoyeur. 25.3 Kg.  

Retour sur la  visite au comptoir numéro 1. Devant nous il y avait deux gars, qui eux aussi n’avaient pas leurs étiquettes pour leurs deux grosses valises. Le poids des valises: une  27Kg et l’autre 25kg. Zéro frais. Comme nous voulions changer nos sièges, elle nous a dirigé vers un autre guichet.  

Voici le petit manège d’ Ibéria.  On vous demande gentiment de mettre vos valises (carry on) en soute parce que le vol est plein. Vous acceptez, les étiquettes pour les deux petites valises sortent mais impossible de faire sortir l’étiquette de la valise pour laquelle vous avez payé.  On vous demande d’aller au comptoir pour terminer l’enregistrement et la BANG la jeune fille en question vous arnaque big time avec en prime un petit moment d’attitude de sa part. Nous ne pouvions plus rebalancer nos bagages parce que la fille du 1er comptoir à pris nos carry-on donc beubye les valises alors ça nous a coûté plusieurs dizaines  d’euros pour 2 kg en surcharge… mais le “plus pire” c’est que nous avions pesé la valise parce que j’ai toujours une petite balance dans mes bagages et nous le savions qu’elle était en surcharge de 2 kg et JF a dit….ahhhh  y vont pas nous faire chier avec 2 kg en trop…et bien oui!!! 

Nous sommes arrivés à Ténérife en soirée. On a bêché un brin pour trouver l’appartement. L’appartement est magnifiquement situé, notre vue du balcon et de la terrasse est juste ouf. Nous sommes près de tout et on a loué une auto, on pourra se promener comme on veut. Il me semble important de dire que j’ai repris le volant pour la portion Iles Canaries…

Bon… Ténérife!!! Quoi dire, une des 8 îles des Canaries. Je suis venue en mars 2024 avec mon enfant sur l’Île de Lanzarote, mettons disons que Ténérife c’est autre chose. C’est la plus grande île des Canaries et comme toutes les autres îles elle est d’origine volcanique. L’auto que nous avons louée est manuelle. Pas de soucis, j’aime… sauf que Ténérife est en pente partout, tout le temps à un point tel que je ne sais plus où donner de la tête, ajoutez à cela les “rotoundas”. La fille commence à en avoir son truck.  Nous avons visité quelques villes de Ténérife, celles situées plus au nord. L’Île est grande et les distances à parcourir prennent du temps car les routes hors autoroutes sont carrément dangereuses et en plein milieu il y a le Mont Teide.  Je n’ai jamais vu des rues aussi pentues que celles de Ténérife. Moins stressant de conduire en Angleterre qu’ici. 

On a fait de supers belles randonnées, quelques-unes plus exigeantes que  les autres. On a marché en masse. Le beau temps nous a accompagné depuis que nous avons quitté Lisbonne. Pas trop chaud, frais un brin le soir, comme j’aime. 

Hier soir (samedi le 7 décembre) nous sommes allés manger au El Taller Seve Diaz, si un jour vous allez à Ténérife, manger dans ce restaurant est un must. Rien à dire, tout était plus que parfait. Restaurant étoilé, il me semble.

Aujourd’hui (8 décembre), c’était notre dernière journée. On a flâné dans Puerto la Cruz et avons passé une partie de la journée à la piscine municipale créée par César Manrique, oui oui le même que  Lanzarote… les piscines blanches. Celles de Ténérife se remplissent par l’eau de mer et le niveau change en fonction des marées. Moi qui aime l’eau..je ne me m’y suis pas baignée. Raison…eau trop froide. Donc pendant plusieurs semaines pas de longueurs de piscine…ça craint pour la suite!!

En rafale … 77 jours à l’étranger.

Mes coups de coeur. Ma marche sur le sentier des Pêcheurs, j’aurais aimé la faire au complet…à un autre moment peut-être. L’Algarve et sa côte sauvage. L’aqueduc de Ségovie, la cathédrale de Canterbury, Oxford la ville universitaire où l’on se sent plus intelligent juste à y marcher, Edimbourg malgré le froid, les randonnées et les paysages à couper le souffle de Ténérife.

Ce que j’ai moins aimé les routes carrément dangereuse de Ténérife et par ce fait même ne pas avoir pu aller à des endroits où j’aurais voulu faire de la randonnée. J’ai le sentiment que je n’ai pas terminé ma relation avec Ténérife…le Mont Teide m’interpelle.

Le choc…

J’ai déjà un autre projet…mais avant, je vais prendre le temps de souffler un peu.

Joyeux Noël 2024 !!!

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