
Nous avons quitté Montréal hier soir. Notre vol pour Paris était à 19h. Sommes donc arrivés à Paris aux p’tites heures du matin, heure de Montréal… Direction Gonesse pour aller chercher la bagnole, que j’ai déjà rebaptisée Conasse.
Nous sommes maintenant en Normandie, à Dieppe, pour quelques jours. Nous prendrons ensuite la direction de Regnéville-sur-Mer, rejoindre le Français, sa femme et sa belle-mère. Nous marcherons sur le GR21 (Grande Randonnée), visiterons des cathédrales (la 278e à notre actif 😉 et d’autres endroits que j’ai soigneusement sélectionnés. Ce séjour sur la côte normande est un prétexte à quelque chose de plus… comment dire… plus fou, complètement flyé. JF a embarqué dans mon projet les yeux fermés… et les a gardés fermés pour toute la préparation du voyage. En fait, ses yeux se sont ouverts hier, une fois à l’aéroport.
Mais pour revenir à mon projet… je ne vous en dis pas plus pour le moment… stay tuned !
Premier constat.
Nous voyageons avec Air France. Arrivés relativement tôt à l’aéroport, et pour une fois, rien n’a chié : j’ai pas oublié mon cellulaire, JF n’a pas oublié ses lunettes, on n’a pas perdu de bagages… tout va bien.
On se dirige vers le comptoir, parce qu’on a la grosse Germaine avec nous (alias valise XXL). On décide donc d’envoyer tout le bataclan en soute. La préposée à la circulation (comprendre employé de AF) me regarde :
— Destination ?
— Paris.
— Heure du vol ?
— 19 h.
— Vous ne pouvez pas aller au comptoir, vous devez imprimer vos tickets de valise vous-mêmes.
Bon. Encore une affaire. Dans les faits, je me demande à quoi ils servent. Mettez donc des pancartes avec les instructions, on va se débrouiller. Bref, je gosse un brin avec le terminal. On finit par faire ce qu’on exige de nous. JF, dans toute sa candeur, lâche :
« Tabarnack, sont à veille de nous donner un livret d’instruction pour piloter l’avion. »
La fille le regarde…je baisse les yeux.
On est tassés comme des sardines, mais on va faire avec. P’tit bonheur : dans leur choix de films, y’en a un avec Daniel Auteuil que je voulais justement voir. Le Fil. Du Daniel Auteuil à son meilleur, dans le rôle d’un avocat qui décide de défendre un homme accusé d’avoir tué sa femme. Ouille. Ça fesse.
J’ai eu un p’tit moment de nostalgie en le regardant réfléchir à sa cause, chercher de l’info… un petit clin d’œil à mes années au prétoire.
Saviez-vous que Daniel Auteuil compose de la musique et chante ? Oui, oui. Allez sur Spotify ! On a vu son show le printemps dernier au Patriote de Saint-Agathe.
JF a ronflé. Une spécialité qu’il développe de mieux en mieux depuis quelque temps. Mes nerfs et ma patience sont mis à rude épreuve.
Bon, nous voilà rendus à Conasse chercher la bagnole. Service à la clientèle un peu bancal, mais tout de même efficace.
La femme devant moi — qui a un look de punk qui fréquentait jadis les Foufounes Électriques — me fait signer différents documents que je survole en diagonale. Je les lui remets, et elle me lance :
— Mais non !!!
— Mais non quoi, madame ?
— Il faut écrire lu et approuvé.
— Oui, j’ai signé, madame.
— Ben non.
— Ben non quoi, madame ?
Je lui montre : ma signature est là, là et là. Je vois bien qu’il est écrit lu et approuvé, avec la mention signature, et j’ai signé. Je pige pas, madame, c’est quoi… tu veux que je fèze ?
Elle répète :
— Lu et approuvé.
Oh la la. Oui, madame, je vois que c’est écrit lu et approuvé et j’ai signé.
— Non, madame…
Ouille. Il est 4 h du matin pour nous. J’ai pas fermé l’œil du vol. Madame, pousse pas trop le bouchon.
Elle finit par faire une phrase complète : Il faut que vous écriviez lu et approuvé à la main, et que vous signiez.
Du grand n’importe quoi. Ça change quoi au prix des bananes, madame ? Si vous pensez que vous êtes « safe » juridiquement parce que vous m’avez fait écrire ça à la main… eh bien j’en sais foutrement rien et je m’en balance pas mal. Ce que je veux, c’est les clefs de ma Peugeot de Maserati.
Deux heures et demie de route pour arriver à Dieppe. L’appartement est super bien situé, l’entrée s’est faite sans anicroche. On a fait une sieste, puis hop, direction le port pour manger. Dernier arrêt au supermarché, et nous voilà bien fatigués. Demain à nous les découvertes…que JF va découvrir presqu’en même temps que vous!!!

