Pointe du Hoc, Cherbourg et Regnéville-sur-mer

Je ne savais pas mais, la Pointe du Hoc est un autre site du Débarquement. Pour garantir la destruction des puissants canons allemands, le 2e bataillon de Rangers américains, commandé par le lieutenant-colonel James Earl Rudder, reçut l’ordre d’escalader la falaise de 25 mètres de haut et de prendre les fortifications.

Le matin du 6 juin 1944, les Rangers ont grimpé à l’aide de cordes et de grappins sous le feu ennemi. La bataille fut sanglante. Et, une fois arrivés au sommet, ils découvrirent… des bunkers vides. Les canons avaient été déplacés peu avant l’assaut. Après des recherches, les Rangers finirent par les retrouver, cachés un peu plus loin, et réussirent à les neutraliser.

Aujourd’hui, ce site impressionnant est conservé par l’American Battle Monuments Commission (même commission que le cimetière américain). On y marche dans un décor lunaire, façonné par les bombes : abris de commandement, bunkers, trous béants… Au sommet de la falaise, un mémorial offre une vue spectaculaire sur la mer.

Nous avons aussi visité le village de  Sainte-Mère-Église, un village devenu célèbre à cause d’un épisode marquant du Débarquement. Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, alors que les parachutistes américains de la 82e division aéroportée étaient largués au-dessus du Cotentin, un soldat, John Steele, est resté accroché au clocher de l’église après que son parachute s’y soit emmêlé.

Blessé à la jambe et suspendu plusieurs heures, il a assisté impuissant aux combats au sol avant d’être capturé puis libéré. Aujourd’hui encore, un mannequin de parachutiste est suspendu au clocher pour rappeler cet épisode devenu l’un des symboles du Jour J.

Cette dernière visite complétait notre incursion de la guerre de 1939-45, après cette plongée dans l’histoire, on avait besoin d’un break.

On a passé la nuit à Cherbourg (oui oui là où les Parapluies de Cherbourg ont été tourné avec Catherine Deneuve) et on a fait une superbe marche sur la côte, sur le sentier du GR 223 (Sentier des douaniers). Ça faisait du bien de se dérouiller les jambes et d’être au grand air au bord de la mer. Il n’y a rien de marquant qui se passe si ce n’est que cette famille de Néerlandais en vélo dans notre trail de marche alors qu’il y a des indications très CLAIRES que les vélos ne sont pas autorisés sur ce sentier. On les dépasse, la mère est pognée avec son vélo dans des roches, on tente de passer à côté, on est à deux doigts de se péter un poignet ou une cheville…on l’a laisse la avec son vélo et son fils … complètement stupide comme idée!!

Ensuite, direction Regnéville-sur-Mer, où nous avons passé quelques jours chez la soeur de JF et Jean-Philippe. On a pu passer une soirée avec Marcelle (la maman de JF) qui rentrait à Montréal le surlendemain. On l’a conduit à la gare. Dans la deuxième photo: JF, qui conduit sa maman jusqu’à son embarquement dans le train.

Mercredi, on en a profité pour visiter un lieu mythique que je n’avais encore jamais vu : le Mont Saint-Michel. Un endroit incroyable!

Hier, ce fût une journée tranquille à la plage — ne rien faire. Isabelle a fait son longe-côte (marche en mer), moi je me suis trempée les pieds et j’ai virai de bord. Trop froid. Voilà une belle occasion ratée de m’entraîner. Bof, au point où j’en suis…on a acheté des huîtres et des bulots et on est rentrés.

Ce matin, nous avons quitté Regnéville pour Rouen, où nous passerons deux jours. Rouen, c’est aussi la ville de naissance de la grand-mère paternelle de mon enfant…

Je commence à ressentir un petit “énervement” intérieur en lien avec ce qui s’en vient et qui se passera plus au nord…mais avant on va visiter Rouen et découvrir tout ce qu’il y a découvrir. Lors de notre dernière visite en France (2019) année ou JF a fait le Paris-Brest-Paris, nous nous étions arrêtés à Rouen mais n’avions rien visité sinon qu’un resto où nous retournerons demain soir. Je vous en reparle et demain direction la maison de Monet à Giverny (Yé on a réussi à faire entrer ça dans notre itinéraire).

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