Jour 1 : Casablanca

Salmigondis du jeudi

Je ne sais pas par quel bout commencer. Tiens, commençons par Air Canada. Ma première irritation est venue une fois assise dans l’avion. On vous fait le baratin habituel sur les consignes de sécurité et SURTOUT d’être en mesure de vous servir en trois langues: le français, l’anglais et l’arabe. Jusque là, pas de quoi fouetter un chat (et je vous assure à Casa vous pourriez en fouetter plus d’un, tellement y’en a). Les défenseurs des animaux, calmez-vous je n’ai fouetté aucun chat. Bref, nous sommes en vol depuis 45 minutes une heure tout au plus, Jean-François demande 2 verres de vin à l’agent de bord (je me suis déjà fait reprendre en public parce que j’avais dit hôtesse de l’air au lieu d’agent bord). Oulalala. Le lèse majesté. Je ne vous dirai pas ce que ma mère dit au sujet des agents de bord, les oreilles vous friseraient. Je vais m’abstenir de vous répéter afin de la préserver Alors l’agent de bord répond: « Sorry I don’t speak French ». Ma pression n’a fait qu’un tour. Un gros tour. J’ai failli lui répondre: « Don’t be sorry learn it ». (je ne me rappelle plus qui a déjà prononcé cette phrase mais elle n’est pas de moi). Je deviens de plus en plus irritable avec la question du français au Québec.

Maintenant Casablanca. Le déplacement entre l’aéroport et notre hôtel s’est relativement bien passé. Un train désuet et un tramway dernier cri. Notre hôtel, ouf, mettons que j’ai déjà vu mieux, beaucoup mieux. On va faire avec parce que nous n’y sommes que pour 2 nuits, mais isshhh qu’il ne me plaît pas, mais pas du tout.

Nous sommes sortis en fin d’après-midi, nous avons marché au-delà de 11km, on a cherché notre chemin, un peu, beaucoup, énormément. La ville est un dédale de rues qui va dans tous les sens, il y a peut-être une logique mais nous ne l’avons pas encore comprise ;-).

Mes premières impressions: bruyante, sale très sale. Les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Dans les petits cafés que des hommes qui jasent, écoutent le foot et boivent du thé à la menthe. Les femmes, elles, se promènent souvent bras dessus, bras dessous avec la marmaille autour d’elles. J’aime habituellement les grandes villes, je ne sais pas encore si j’aime Casablanca. On a marché jusqu’à la Mosquée Hassan II, impressionnante de l’extérieur, demain on ira la visiter.

Nous avons mangé autour de 20h00 chez Réda. Rien à dire, la bouffe était bonne, tajine de fruits de mer. Légumes sautés. Bien reput, nous avons continué notre marche en direction de l’hôtel. Nous sommes passés, je crois par la médina, il y avait là du monde et des échoppes de fruits, légumes, poissons et viandes. Le marché Atwater mais en moins chic, mettons. Il m’a plu ce marché, le désordre, les cris, les odeurs et les chats, partout tout le temps.

Le plus déstabilisant, le muezzin de son minaret qui fait l’appel à la prière, 5 fois par jour. Nous avons eu droit à celui du coucher du soleil. Ça me touche ce genre de patente. Les gens qui croient, qui ont la foi en quelque chose. Moi, je ne crois en rien. Je devrais peut-être essayer…

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