Île de Càt Bà | thérapie cognitive et comportementale!

Nous voilà à l’île de Càt Bà depuis 24 heures. Cette île se trouve au Nord de Hanoï et est l’île la plus étendue de la baie d’Halong avec une superficie de 354 km2. Notre transport entre downtown Hanoï et l’île de Càt Bà s’est bien déroulé. Pick-up à notre hôtel puis autobus-ferry-autobus-hôtel et bingo 3h 1/2 plus tard nous y étions. Notre hôtel est correct, à 25$ la nuit avec le déjeuner inclus, on peut pas trop chialer. Vous saviez-vous que le Vietnam est reconnue pour la qualité de son café?. Nos deux hôtels, jusqu’à maintenant, n’ont pas fait honneur à cette affirmation. Il faut sortir et aller dans les petits cafés des villes où nous nous trouvons pour pouvoir boire un café potable.

Je vous dirais qu’on pète pas trop le feu!! Je pense qu’on se traîne un peu à cause de la grippe qu’on a eu juste avant notre départ. Je tousse encore et JF aussi. On a aussi un peu de misère avec la bouffe. La fatigue n’aide assurément pas. On va bien finir par prendre le dessus.

Ce matin après avoir déjeuné, JF avec une Pho et moi avec quelque chose de plus nord-américain, c’est-à-dire des oeufs brouillés et un café imbuvable avec du lait condensé, nous sommes sortis pour aller chercher une vraie bonne dose de caféine.

Tout en buvant notre « bon café » dans un café-bar, nous regardons comment nous rendre à la grotte-hôpital. Il y a toujours quand même un peu de taponnage dans l’organisation d’un voyage où nous n’avons aucune prise en charge. Bref, on fini à l’Office du Tourisme et on s’organise. Nous avions deux enjeux à gérer. Atteindre la grotte hôpital et demain être au port de Tuan Chau pour 11h. Mission accomplie.

La grotte hôpital

À environ 10 km au nord de Cat Ba, sur la route qui mène à l’entrée du parc national, cette grotte est un lieu historique: protégée des bombes, elle a servi d’hôpital clandestin pendant la guerre du Vietnam, mais aussi d’abri aux dirigeants viêt-cong. Aménagée entre 1963 et 1965 avec l’aide de la Chine, sur trois niveaux, elle fut utilisée jusqu’en 1975.

Nous avons parcouru les 17 salles, l’ancien bloc opératoire et la gigantesque caverne naturelle qui faisait office de cinéma (et comprenait même une petite piscine). La visite est impressionnante, mais le site manque d’info. On reste un peu sur notre faim.

Grotte de Trung Tran – Comment pousser ses limites

Dans notre forfait, il y avait d’inclus la visite de la grotte Trung Trang. On nous dit à l’entrée de faire quelques pas dans le sentier et de prendre à droite le long escalier, le début de la grotte s’y trouve. On part. On prend le long escalier, il y une terrasse à mi-chemin (pas une terrasse avec de l’alcool…non, non, une terrasse-terrasse). JF prend son souffle, moi ça va. Petite photo pour la postérité. On monte encore et le début de la grotte est là devant nos yeux. On y entre, l’entrée est assez grande. On marche et plus on marche, plus le couloir rapetisse. J’ouvre la marche. Tout à coup j’entend « tabarnak », JF à quatre pattes le sac à dos par dessus la tête. Il se relève. Il a chaud. Il a pas trop l’air d’apprécier la balade… On continue, le passage devient de plus en plus étroit. Je suis un jeune couple devant nous. Moi aussi, je commence à avoir chaud. Un autre tunnel, on doit se pencher encore plus. Putain. J’y arriverai pas. On arrive dans une salle plus aérée, plus haute. Je cherche ma respiration, j’arrive à reprendre le dessus. J’enlève mon foulard. Je regarde à gauche, à droite, je vois une petite embouchure, au fond de cet espace. Oh là là, ça va pas le faire. J’y entre, on doit marcher en petit bonhomme. Je me retourne, je ne vois plus Jean-François. Il doit être pogné dans une stalactite. Il me rejoint. Ouf, il a chaud. Je le regarde. Je cherche ma respiration. Simonac c’est pas parce que je suis pas en forme. Je la sens cette petite angoisse qui monte. JF ne se sent pas bien et si son défibrillateur déclenchait ici, drette-là. Je n’ai aucune idée à combien de mètres nous sommes de la sortie. Cette information m’aurait permis de prendre une décision plus éclairée. Je n’ai aucune idée si pour la suite, l’espace se rétrécit encore plus. Le petit couple a pris de l’avance, je ne les vois plus. Ok, je regarde JF et je lui ai dis: « c’est ici que ça s’arrête pour nous ». On tourne de bord. Le hic c’est que notre lift devait nous attendre à la sortie de la grotte. F*** i* il nous trouvera. Il n’y a pas si longtemps, je me serais fait violence et j’aurais parcouru toute la distance quitte à manquer d’air, ne pas me sentir bien, dépasser mes limites…au fond juste pour pouvoir dire, je l’ai fait. Et bien, j’ai le déshonneur de vous dire, que je l’ai pas fait et je m’en fous!

Notre lift nous reprend à l’entrée de la grotte. Le Ministre des transports gère. Nous revoilà à l’hôtel. Repos. Demain, direction la Baie d’Halong pour une croisière de 2 nuits, 3 jours. Pas de grotte, pas d’hôpital, rien pantoutte à l’horaire si ce n’est que de se laisser bercer par le doux roulis de notre jonque. Juste prendre le temps de prendre son temps.

1 réflexion au sujet de “Île de Càt Bà | thérapie cognitive et comportementale!”

Répondre à sylvierobillard Annuler la réponse.