Tam Coc | le piège à con ou comment trouver une conne au haut d’un sommet.

C’est difficile d’écrire sachant que je suis complètement à l’envers de vous. Lorsque je me couche, vous vous levez. Lorsque vous vous couchez, je suis déjà levée. Je suis à l’opposé de votre routine. Dans les faits, pour dire vrai, je suis préoccupée. La dernière année a été difficile. Je me réjouissais de passer mon deuxième été dans notre maison et de faire des trucs autour, m’entraîner, bicycler. Profiter de mon temps afin de mieux saisir, après une année, ce que veut véritablement dire avoir tout son temps à soi. Un souci de voisinage me gruge mon temps et mon énergie. Une voisine qui me gosse sur un o**** de temps. J’ai plaidé des dossiers toute ma vie. Pendant 28 ans, j’ai été à la cour jour après jour à défendre, argumenter, être dans l’opposition, la confrontation. Je n’avais pas besoin d’une situation personnelle qui me ramène là. Autour de moi, on me dit de rationaliser. J’en suis incapable. J’en suis tellement incapable que nous pensons vendre la maison. Que nous gagnions ce procès ou que nous le perdions ou à la limite que le juge rende un jugement à la Salomon, elle sera toujours ma voisine et j’aurai toujours envie qu’elle ne soit plus ma voisine.

Un petit mot sur notre croisière de 2 nuits et 3 jours. Un bateau magnifique, la décoration qui nous laisse à penser que nous sommes dans les années 30. On a pu bouger un peu. Un p’tit 10 km de vélo à Càt Bà et du kayak. Le personnel est d’une infinie gentillesse et aux petits soins avec les clients. La bouffe était inégale mais dans l’ensemble c’était bien. Finalement, le vin acheté du dépanneur flottant était un vin de Dalat et ma foi, il était pas si pire. 

Il y a eu un petit souci, ou plutôt un énervement du Ministre des transports, lorsque nous sommes débarqués du bateau au port de Tuan Chau. Nous avions à prendre un bus pour Tam Coc. L’horaire était calculé au quart de tour. Débarquement du bateau à 11h00, autobus pour Tam Coc à midi. Nous devions nous rendre au débarcadère 24, alors on cherche pendant un bon moment le poteau avec le 24  dessus. C’est le port, donc il y a du mouvement, du monde, beaucoup de touristes, on klaxonne en masse, on est en plein soleil et après avoir eu froid pendant quelques jours, voilà qu’on a chaud. Chaud parce qu’on ne trouve pas le foutu bus et chaud parce que le Ministre s’énerve. On est, vous savez centré sur la tâche, donc si la tâche n’est pas accomplie, il y a ici un léger (lire gros) sentiment d’échec. 

JF marche je ne sais vers où, moi je reste là au pole 24 en me disant que l’autobus va bien finir par arriver. Il est en retard ce foutu bus mais bon, qu’est-ce que je peux y faire. RIEN. Donc j’attends, nous savons que nous sommes au bon endroit. Tout à coup, un bus s’arrête à ma hauteur. Un homme descend “you’re Jean” No I’m not Jean mais c’est nous. J’ai perdu JF. Je le texte, pas de réponse. Le bus est plein et on attend après nous. Je cherche le grand gars à la chemise bleu, il est assez facile à reconnaître, il dépasse les vietnamiens de 3 ou 4 pieds. Il est probablement rendu au Cambodge à la recherche du bus perdu.  Le rush du midi est passé donc plus aucun touriste. Je vois du mouvement au loin. Je le retexte. Il me fait un pouce en haut. Go, cours simonac. Je pense que les jambes de JF ne savent pas courir. Bon, on est dans le bus, direction Tam Coc.

J’écris ce texte dans le bus en direction de l’aéroport d’Hanoï. J’ai rien à gérer.

Tam Coc

Nous sommes arrivés à Tam Coc le 22 décembre. Tam coc est un petit village au sud de Hanoi. Petit village, faut le dire vite, un p’tit village avec des touristes en masse. Lorsque nous sommes arrivés, la “vibe” était bonne, il y avait de l’ambiance, les gens sont dehors et les commerçants font des feux de bois en face de leur commerce. Au début, c’est cute, après quelques heures, ça devient carrément désagréable. La qualité de l’air doit être à moins zéro, bonjour la couche d’ozone.

Le Ministre des transports obtient un sans faute pour trouver notre chemin jusqu’à l’hôtel. La dame qui nous accueille ne parle ni français ni anglais. Super gentille, elle nous fait des sourires. On a des vêtements à faire laver. Notre gestion du vêtement a été difficile depuis notre départ. Comme le temps est beaucoup plus froid que prévu, nous avons épuisé rapidement nos vêtements chauds. Donc s’amorce l’exercice d’avoir un prix pour faire laver nos vêtements. Le prix du lavage est au kilo et est de 20 000 à 40 000 dg. (1.25$ à 2.50$ du kg) le prix de la dame est de 50 000 dg. JF sent qu’il se fait fourrer, la négociation s’amorce. Comme la dame ne comprend pas, JF abandonne la partie, un brin énervé (2ième énervement de la journée). Je vous épargne les détails de l’exercice mais on s’en va à notre chambre avec l’impression d’avoir économisé un gros 2$ 😉

On rentre dans la chambre, j’ai un petit down. L’ambiance est un élément auquel j’accorde beaucoup d’importance. La chambre est éclairée avec des plafonniers hideux, l’éclairage est grisâtre, il fait froid et on a passé l’après-midi dans le bus. Je suis fatiguée. JF a une beaucoup plus grande tolérance à l’inconfort que moi, dans les faits je dirais que ma tolérance est à zéro. On ressort pour bouffer et la journée s’achève. Demain matin, balade en sampan sur la rivière Ngo Dong. Il faut s’organiser, on passe donc un peu de temps à fouiner sur le “comment” on va finir par embarquer dans un sampan. 

En nous rendant à notre hôtel, j’ai vu des centaines de sampans avec des femmes. Je me demande ce qu’elles font là. Il fait nuit et je ne distingue pas bien. Je finis par comprendre que notre hôtel est situé à côté du débarcadère de la rivière Ngo Dong. J’ai regardé tellement d’hôtels que quelquefois, je ne me rappelle plus pourquoi j’ai choisi celui-ci ou celui-là.

Les images que l’on voit de la Baie d’Halong terrestre dans les guides sont magiques. L’excursion sur la rivière en sampan est un incontournable. La conception la plus commune des sampans est une petite barque circulaire ou ovale faite de bambous tissés opposés à un cerceau de bambou plus dur en bois rond et la particularité c’est que ce sont des femmes qui les naviguent avec leurs pieds.

Le 23 décembre, nous nous rendons à l’embarcadère. Il fait froid et nous sommes tôt car si nous voulons éviter la foule, vaut mieux faire cette activité aux aurores. Est-ce que je vous avais dit que le Ministre des transports est aussi titulaire du Ministère des finances? Maintenant vous savez. Le Ministre part acheter les billets et moi je m’approche de l’embarcadère. Ma déception commence. Les sampans utilisés sont faits en aluminium, peinturés verts. Tout le monde doit mettre une ceinture de sauvetage de couleur orange fluo. On suit un groupe. On attend. Vient notre tour pour embarquer. Déception encore plus grande, notre capitaine est un homme. Je pensais qu’il n’y avait que des femmes qui naviguent ces bateaux??!!. La balade commence. On navigue sur une eau couleur de glaise. Il vente. Les rizières mûres d’un beau jaune dorée NE s’étendent pas sur la rivière Ngo Dong en décembre. On dit bien dans les guides que cette balade est belle toute l’année. Faux. Si vous n’y êtes pas en mai, cela ne vaut pas la peine d’y aller. Selon JF c’est quand même quelque chose à voir. Je sors déçue et frigorifiée.

Ce que l’on vous vend. Ce que vous voyez tous les autres mois de l’année!!.

Après la balade sur la rivière, nous allons visiter  la célèbre grotte de Bich Dong. Nichée au milieu des montagnes calcaires, cette grotte offre un sanctuaire paisible avec des autels dédiés à Bouddha, entourés de formations rocheuses spectaculaires. L’escalade  vers la grotte nous permet d’avoir une vue panoramique sur la campagne environnante.

La Ministre des sports, de la culture et des loisirs s’active. Ok,  on loue des vélos et on s’enligne sur Hang Mua une petite balade en vélo de  10 km aller|retour. Le Ministre des transports organise l’itinéraire. La montagne Mua abrite une grotte de 800 mètres carrés ainsi qu’une petite pagode nommée Quan Âm, elle se signale par ses dragons perchés en haut d’un piton rocheux. La pagode est de fondation très ancienne (dynastie des Tran) et on y accède au terme d’une interminable volée de marches.  Je dirais plus de 500 (certains guides indiquent 458, d’autres plus de 800). Donc on grimpe, les marches ne sont pas de niveau. La hauteur entre celles-ci est irrégulière ce qui ajoute à la difficulté. On prend des petites pauses mais on grimpe. On arrive là-haut et on a chaud et nos  cuisses sont  en feu. La pagode est accessible par un petit sentier. Il y a une petite file, les gens attendent patiemment leur tour pour se prendre en photo à côté de la pagode très ancienne. Regardez bien, vous voyez une partie des escaliers qui mène jusqu’à la pagode. 

Ok, là je sais pas comment vous écrire ça pis comment vous allez le prendre, mais je vais le dire comme j’pense. Il y au haut de cet escalier que vous voyez, une connasse|pétasse qui se fait prendre en photo par un guide photographe. Il doit y avoir au moins 15 personnes qui attendent, mais on est tous coincés là parce que cette femme croit qu’elle peut monopoliser la pagode pour ses ca******* de photos. Le photographe prend une photo avec le cellulaire de la poufiasse, elle lui fait ses commentaires, elle se déplace, elle reprend la photo. Elle tourne la tête. Reprend la photo, le scénario se répète pendant plusieurs longues minutes. Tout est faux chez elle, des ongles rapportés aussi longs que les griffes d’un chacal. Des fausses lunettes GUCCI, des babines botoxées et elle POSE la dame. J’ai des envies folles de la pousser en bas de la falaise. Je ne comprends pas ce genre de comportement. Quelqu’un peut-il me l’expliquer?. Si tu veux prendre des photos pour ton compte Tinder, cibole vient à 7h00 le matin ou en toute fin de journée, mais monopolise pas un endroit juste pour toi alors qu’il y  a des gens qui attendent et qui ont droit eux aussi de se prendre en photo à côté de la foutu pagode. Notre tour finit par arriver. On se dépêche et nos photos sont nulles. Merci madame. 

Je regarde de l’autre côté et je vois une autre pagode, il faut redescendre un brin et remonter pour quelques centaines de marches. Go, on y va tant qu’à être là. De l’autre côté, il y a une pagode et un dragon qui est tout en haut. Il y a foule. On se fraie un chemin, on est à deux ou trois pieds du dragon mais on ira pas, c’est trop risqué et je vous rappelle que j’ai le vertige. On prend une photo rapido. Voici mon petit sourire forcé quand j’ai le vertige.

On redescend et on s’installe à un palier pour reprendre notre souffle. Il y a des jeunes français, ils reconnaissent notre accent. On échange quelques mots et tout à coup je vois qui?? la poufiasse qui est encore là. Une plaie. Elle finit par foutre le camp avec son guide|photographe.

On repart sur nos vélos et on se promène en ville. On se fait klaxonner à qui mieux mieux, mais honnêtement on s’en fout. JF vient de découvrir le fruit de la passion. On sort un peu du downtown et il y a des marchés. On cherche le fruit. JF: “ ouan ben on a pas de couteau ni de cuillère pour manger ça”. T’inquiète, elles vont nous organiser ça. 20 secondes plus tard, la dame revient avec un bol, un couteau de l’enfer et deux cuillères, on nous tire deux affaires qui servent de chaises. On se fait regarder un peu. Les deux touristes qui mangent leurs fruits de la passion assis en plein milieu du marché, c’est un peu weird. On en bouffe je sais pas combien. C’est tellement bon. Je veux prendre une photo de notre vendeuse, elle part en courant, JF reste là, le sourire aux lèvres. On rigole. On rapporte les vélos. On rentre à la chambre et on cherche le resto pour souper. Ce sera Chookies et on prendra un break de la cuisine viet.

Hoa Lu

Ce matin après le déjeuner, nous voulions louer à nouveau des vélos et nous rendre jusqu’à Hoa Lu (environ 20km aller|retour) afin d’aller visiter l’ancienne capitale du Vietnam. On opte pour aller prendre un café et décider par la suite. À la sortie du café, on choisit de s’y faire conduire en taxi, on est un peu coincé dans le temps, on doit se rendre à l’aéroport d’Hanoi pour prendre notre vol vers Hué.

Ce  site historique est d’une grande importance culturelle. Ancienne capitale du pays, Hoa Lu a été le siège du pouvoir politique au Vietnam au cours des premières dynasties, notamment sous les règnes des dynasties Dinh et Le au Xe siècle.

Le site de Hoa Lu est entouré par des montagnes et offre un paysage pittoresque, créant une atmosphère unique et mystique. La région est caractérisée par ses cours d’eau sinueux et ses grottes karstiques, ajoutant à la beauté naturelle du site.

Au cœur de Hoa Lu se trouvent les vestiges des anciens temples dédiés aux rois Dinh Tien Hoang et Le Dai Hanh, les fondateurs des deux dynasties qui ont régnés. Ces temples, bien conservés, présentent une architecture traditionnelle vietnamienne avec des toits en tuiles et des colonnes richement décorées. 

Le gilet “burgundy” de JF.

J’ai oublié de vous dire, JF a oublié un gilet neuf dans l’autobus qui nous a conduit de Tuan Chau à Tam Coc. Oui, oui un gilet chaud qui lui manquait drôlement hier puisque son autre gilet chaud était au lavage. On décide le soir mềme de retourner à la gare. On explique la patente, mais pour la première fois du voyage, on tombe sur des têtes à claques. On nous dit que le chauffeur du bus n’a pas laissé la clef, une jeune fille plus aimable passe un coup de fil au chauffeur. Il ira vérifier. Elle nous dit de revenir demain matin à 9h.  Évidemment, la jeune fille la plus aidante de la veille n’est  plus là le lendemain matin. Il n’y a que la tête à claques qui est là. Il nous dit de revenir vers 17h. Ouille je sors de la gare. On fait nos activités tel que décrites ci-haut et à 16h on y retourne. On s’installe à un café et JF va aux dix minutes voir jeune-homme-tête-à-claque pour savoir si son chandail est arrivé, car croyez-le ou non le chauffeur avait le gilet. 

Le manège se poursuit pendant presque 40 minutes. JF se lève du café et va à la gare: “pis mon gilet es-tu arrivé” no sir come back at five. 17h10, selon moi, le gilet ne sera jamais récupéré. On repasse devant la gare. Je vois le gilet “burgundy” de Jean-François sur une chaise. Il rentre dans la gare et crie : Alléluia, mon gilet. Merci bonsoir. Une tête à claques,  mais une tête à claques honnête. Le burgundy c’est parce que la jeune fille a demandé à JF la couleur de son gilet et il s’est mis à patiner, kind of red, but……not really….et de loin j’ai dit … gilet “burgundy »!!. Il portera désormais ce surnom. Le gilet burgundy.

Voilà, nous sommes le 24 décembre, on sera à l’aéroport dans quelques minutes.  Chez vous, il est quatre heures du matin. Je vous ferai un dernier coucou lorsque nous serons à Hué. Il pleut, semble-t-il, là-bas. On repense à notre itinéraire, la météo gosse.

Finalement on aura eu une arrivée à Hué un brin mouvementé, je vous passe les détails pas intéressants, dans les faits nous avons changé d’hôtel.  Aujourd’hui nous avons visité la Citadelle et les tombeaux des empereurs Tu Duc et Khai Dinh. Des photos dans le prochain texte.

Notre nouvel hôtel est ma-gni-fi-que. On se prépare pour aller souper et on s’en va au Bistro de la Carambole. Ah oui et pour ajouter un peu de mystère, notre hôtel s’appelle le Scarlett boutique hôtel de Hué. J’aime.

Voilà, Joyeux Noël à vous tous!

1 réflexion au sujet de “Tam Coc | le piège à con ou comment trouver une conne au haut d’un sommet.”

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