La route des volcans du Parc National de Timanfaya.

Nous y allions un peu de reculons, j’avais lu que nous devions obligatoirement monter dans un bus pour en faire le tour. J’aime pas les trucs organisés, j’ai toujours peur de me faire organiser. Dans les faits, on a changé nos plans. Ce matin nous devions partir par le ferry vers l’île de Fuerteventura, mais notre randonnée d’avant hier nous a rappelé que nous étions peut-être mieux de prendre la journée off et relaxer un peu. Hier matin on a pris ça mollo. On a pas mis de cadran et on s’est levé à pas d’heure.

La visite de ce parc peut vite tourner au cauchemar à cause du système d’admission. Vous ne pouvez AB-SO-LU-MENT pas vous promener à votre guise à cet endroit. Ce qui veut dire, deux chars qui sortent, deux qui rentrent…vous voyez le genre. Donc on décide d’y aller malgré mes appréhensions, il est 10h…  45 minutes de route à faire. À quelques kilomètres de l’entrée du Parc National, encore une route en zig zag. Mon enfant trouve que je tire trop à gauche. Moi, je trouve que je suis ben correcte au milieu de la voie! Tout à coup, j’entends mon enfant me dire : « maman as tu vu la file d’auto? » je n’avais rien vu, j’étais concentrée à manoeuvrer mes virages à la Lewis Hamilton lorsque j’ai pu enfin voir…la file, j’ai lâché un petit juron. Comment se fait-il qu’il y ait autant de monde. On est hors saison. Allez vous en…schneille-schneille-bye-bye. J’aime pas attendre. Des dizaines et des dizaines de voitures à la queuleuleu et en guise de remerciement ça vous coûte 40 euros. Comme j’ai décidé d’être plus zen face aux évènements de la vie, on se met en ligne et on attend. Notre avancée se fait à coup de 4 ou 5 autos.

Pendant ce temps, je fais rire ma fille avec mes blagues que personne d’autres ne peut comprendre. Quand elle me dit maman arrête parce qu’elle rit trop, j’en rajoute.  Au bout d’une heure, on arrive enfin au stationnement, une chance j’avais épuisé mes réserves de niaiseries. 

Je gare la voiture et on se dirige vers le bâtiment principal. Il vente, il fait froid ce matin. Les autobus sont là et attendent. J’ai lu dans plusieurs blogues qu’il fallait choisir les places à la droite du chauffeur pour avoir les meilleurs points de vue. On embarque direct dans un bus du style  STM et…tout le monde est assis à droite du chauffeur. C’est “t’ivident” qu’on a tous lu les mêmes blogues. On part à rire!!! On s’installe et la visite guidée commence. La route n’a aucune, mais aucune, mais AU-CU-NE rambarde, c’est épeurant. Le chauffeur lance un “don’t worry” et  rit!! (lui sait ce qui nous attends…pas nous) car cela ne va pas aller en s’améliorant. On entend des petits ohhhh et ahhhh à chaque virage. Est-ce le paysage ou le tour de bus qui laisse échapper ces petits onomatopée? Je ne sais pas, un mélange des deux, je suppose.

Je ne suis pas assise sur le siège près de la fenêtre. Vertige. Je sais, je suis gossante avec ça, mais c’est pour me convaincre…que je fait bien de vaincre mes peurs, je me “thérapise” par vous. Merci, si je n’y allais pas je n’aurais plus rien à raconter, donc j’ai pas le choix, je fonce.  Ça part, c’t’affaire là. Le Goliath de la Ronde, de la petite bière à côté de de cette route (j’exagère à peine)…mais ce que je vois me laisse bouche bée.  Je n’ai jamais vu un paysage comme celui-là. Je ne trouve pas les mots. Il faut le voir pour en saisir la grandeur et la beauté.

C’est une expérience fascinante qui nous a amené à travers l’un des paysages les plus spectaculaires de Lanzarote. Pour ma part, je n’ai jamais vu rien de semblable sauf au Parc National Haleakala mais à taille beaucoup beaucoup plus petite.  Vous avez sous vos yeux un aperçu saisissant de l’activité volcanique passée et présente. Le parcours débute par un paysage lunaire de roches volcaniques, de cratères et de champs de laves figées. C’est irréel. On a l’impression de regarder une toile surdimentionnée. Les couleurs du sol varient du noir de la lave récente au rouge et à l’orange des minéraux oxydés.

À travers ce parcours, on a une vue panoramique sur les cratères, les dômes de lave et les formations géologiques uniques. Notre chauffeur hyper sympathique nous donne des infos, mais il y a aussi un enregistrement qui nous informe  sur l’histoire géologique de la région, expliquant comment les éruptions volcaniques ont façonné le paysage au fil des siècles.

Nous nous sommes arrêtés  près des zones les plus impressionnantes du parc, comme la Montaña del Fuego (la Montagne de Feu). Je n’ai pas retenu tous les noms des volcans, mais je vous assure que c’est juste ouf!!! Nous avons pu assister à une démonstration de la puissance géothermique, la vaporisation de l’eau en contact avec les roches chaudes, une démonstration saisissante de la force de la nature. C’est une expérience inoubliable que l’on gardera longtemps dans notre tête.

 

On a bien fait de patienter. Il y a en eu des moins patients qui ont quitté la file en faisant un virage en U …good bye Charlie!!

Nous retournons à l’appart, direction la playa. Le vent souffle toujours aussi fort et le sable nous pince. On reste au soleil pendant une heure et on décide de rentrer. Sur le chemin du retour on passe par le Décathlon pour retourner une chaise de plage, achetée il y a quelques jours pour mon enfant, qui n’était pas confortable lorsque nous étions à la plage. Elle n’était pas plus confortable avec la chaise donc…

La journée se termine dans un petit restaurant de la promenade de Playa Blanca. Dodo tôt ensuite, car une dernière randonnée pédestre nous attend demain, La Costal Route à partir de El Golfo.

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