Edimbourg …. mon amour!!

Nous sommes arrivés à Edimbourg vendredi en début d’après-midi mais avons décidé de rester à notre point de chute pour nous “me” reposer. Nous avions déjà acheté nos billets pour la visite du Château d’Edimbourg qui était prévue le lendemain matin à l’heure d’ouverture donc 9h30.

Vous n’avez pas idée dans quel décor j’écris… la verte campagne anglaise… tout simplement magnifique. Il y a dans cette nature toutes les nuances de vert.

Revenons à nos moutons. Savez-vous quel est le cheptel de moutons en Écosse?? Le ratio est de 1 mouton par habitant. Ce qui veut dire qu’il y a actuellement en Écosse…5 à 6 millions de moutons. En fait, le nombre de moutons est souvent comparable à celui de la population humaine, qui est d’environ 5,5 millions de personnes.

Samedi, on se lève tôt, le temps de prendre le déjeuner et de marcher jusqu’à l’arrêt du bus afin d’être au château pour 9h30. JF me dit: « c’est super simple le bus passe juste à l’entrée”. 10 minutes de marche. Super que je me dis… 40 minutes de bus…perfecto!

Nous attendons patiemment le bus qui arrive à l’heure prévue. Yé pour les Écossais. Il y a déjà pas mal de monde dans le bus. Un arrêt, un autre, et encore un et un autre. Il ne reste plus que nous dans le bus. Le chauffeur s’arrête à ce qui semble être le bout de la  ligne, comme on dirait chez nous…On attend. Je regarde JF. Le chauffeur descend de son siège et vient vers nous. Il nous demande où nous allons. Au Castle monsieur. Il nous regarde un peu stupéfait, mais je vois bien qu’il a flairé que nous sommes deux touristes… moi qui veut toujours passer incognito. Il nous dit: “You took the bus the wrong way”. Je ne dis rien, même si j’ai envie de HURLER!! On va manquer l’heure de la visite. On traverse la rue, pour repartir en sens inverse. L’autobus arrive 2 minute plus tard. Fiou. 

Nous arrivons à l’arrêt où nous devons descendre pour rejoindre le Château. Que fais JF?, il sort son téléphone. Euh faux, il l’avait déjà dans les mains. Je suis une instinctive. JF: “lâche ton téléphone, je nous amène au Château pas de carte, pas de téléphone, rien pantoute”. Il a pas l’air de me croire. Ce n’est pas sorcier, je n’invente rien, je n’ai pas trouvé comment fabriquer la poudre à canon ni le Boson de Higgs. On cherche juste un château qui est visité par 1 million de visiteurs par année. L’emblème même de l’Écosse. On est à 5 minutes à pied d’une attraction touristique que tout le monde veut visiter, y’a des chances que si la foule s’en va à gauche ou à droite c’est qu’elle s’en va probablement au Château. Je le sens sceptique. 7 min ½ plus tard nous y étions. Il est 9h15, y’a un crachin qui nous tombe dessus. Il fait froid, pas plus de 5o C, je dirais. À 9h30 pile, on se met à avancer et là ce n’est plus un crachin qui nous tombe dessus mais une pluie assez forte. Une partie de la visite se fait à l’extérieur, avec un putain de parapluie qui ne cesse de virer à l’envers. Il vente. On est trempés, c’est pas super agréable. Une chance, j’ai mis mes bottes de marche, mes pieds sont au chauds. Une fille comprend.

Nous passons maintenant à la visite à l’intérieur du château. Des trucs sur l’armée Écossaise, Britannique, des épées, des médailles, des chapeaux, des habits et tutti quanti. Ça ne m’intéresse pas beaucoup et je me rends compte que je ne connais rien à l’histoire Anglaise, Écossaise et de plus, cela n’a aucune résonance chez moi. Mais j’essaie d’en attraper des bouts. J’ai tendance à m’égarer lorsque le sujet ou la personne ne m’intéresse pas. On passe dans une autre pièce, on recommence, des épées, des médailles, des chapeaux et patati et patata. La guerre, la guerre c’est pas une raison pour se faire mal…

Dans les faits, le Château abrite plusieurs musées, dont le musée national de la guerre, la salle des joyaux de la couronne écossaise et le célèbre Mons Meg, un canon massif du XVe siècle.

La construction du château et son développement s’étendent sur plusieurs siècles et son histoire est intimement liée à celle de l’Écosse, marquée par des batailles, des sièges et des périodes de paix. Voici un aperçu de l’histoire de la construction du château d’Édimbourg :

« Dès l’âge de fer, les Celtes fortifient déjà la colline sur laquelle est construit l’actuel château. Les premières fortifications remontent au VII siècle et le roi Edwin aurait fait construire une tour en bois qui portait le nom de “Din Eidyn” d’où dérive le nom actuel Edimbourg. Par la suite arrive la période d’édification médiévale au XI et XIII s. Sous le règne du roi Malcolm III et de son épouse Sainte Marguerite, la construction d’un château en pierre commence vers 1093.  Sous un autre roi, le château devient un important centre royal et administratif avec de nouvelles fortifications pour protéger le royaume. À cette époque, il n’est pas encore un château de résidence royale, mais il sert principalement de place forte.

Le château joue un rôle crucial dans les guerres d’indépendance écossaise contre les Anglais au XIIIe siècle. En 1296, Édouard Ier d’Angleterre s’empare du château, marquant le début de la domination anglaise. Le château change plusieurs fois de mains au cours des décennies suivantes, avec des sièges et des reconstructions régulières. 

Au XVe siècle, le château d’Édimbourg devient une résidence royale plus permanente pour les monarques écossais, bien que le palais royal de Holyrood devienne plus tard la résidence principale.

Avec l’union des couronnes d’Écosse et d’Angleterre en 1603, sous le règne de Jacques VI, qui devient Jacques Ier d’Angleterre, le château perd peu à peu son rôle de résidence royale. Cependant, il reste une forteresse militaire stratégique et continue de jouer un rôle lors des conflits suivants :

  • Siège de 1640 : Durant la guerre civile, le château est assiégé par les forces parlementaires.
  • Siège de 1689 : Le château est encore une fois assiégé lors de la rébellion jacobite.
  • Rébellions jacobites de 1715 et 1745 : Le château d’Édimbourg résiste aux tentatives des jacobites de le reprendre.

Pendant cette période, le château est utilisé comme une garnison militaire et une prison pour les prisonniers de guerre, en particulier lors des guerres napoléoniennes.

À partir du XIXe siècle, le château d’Édimbourg perd son rôle militaire actif et devient un symbole national. Des efforts de restauration sont entrepris pour préserver les parties médiévales et pour en faire un site historique.

  • En 1818, les joyaux de la couronne écossaise, longtemps perdus, sont redécouverts dans le château, ajoutant à son importance historique.
  • Au cours du XXe siècle, le château devient l’un des sites touristiques les plus visités du pays et accueille des événements nationaux, tels que le célèbre Edinburgh Military Tattoo, un spectacle militaire annuel.

Le château continue de jouer un rôle cérémoniel, notamment en tant que site de la résidence officielle du gouverneur d’Édimbourg et lors des célébrations du Jour de la Saint-André, fête nationale de l’Écosse ». (source Wiki).

Nous avons aussi visité le Palais Holyroodhouse, la “maison” de la défunte reine mère en Écosse et celle maintenant du King, pas Elvis mais bien Charles III. Une belle petite maison comme le dit la Princesse Ann dans l’audio guide de la visite. Je me bidonne un peu quand j’entends les commentaires des couronnés qui prétendent avoir une vie simple à l’intérieur de Holyroodhouse. Un peu déconnecté de la réalité mondiale… ou de la réalité tout court. J’ai aussi vu une photo de la Queen avec Just dans une pièce où on y voit les invités que la Reine et maintenant Charles III reçoivent à Holyroodhouse… tout pour m’achever. Une belle petite piaule finalement.

Ensuite on a fait le grand tour d’Édimbourg. C’est -à-dire le Calton Hill qui offre une vue splendide sur la ville, une butte où il y a un Parthénon. J’ai pas compris et j’ai pas cherché à comprendre. Grassmarket autrefois un lieu d’exécution publique. Princes Street Gardens qui abrite la plus ancienne horloge florale au monde. On la cherche encore… le Arthur’s Seat, une colline à l’est du centre-ville. Ensuite le Scott Monument (plus grand écrivain écossais, I don’t know him, sorry) le Scottish Parliament et la cathédrale St Giles et son magnifique plafond bleu.

On a l’air d’avoir couru un marathon, mais pas du tout. On en a marché une shot par exemple, près de 20 kilomètres par jour, plus ou moins. 

Lors de notre deuxième journée, nous nous sommes arrêtés pour dîner dans un bar typiquement Écossais. JF a mangé un Haggis, Neeps and Tatties. Moi, j’ai mangé un potage aux poireaux et au Stilton fromage bleu anglais… et non pas écossais.Voici ce que c’est: 

“Le haggis est un plat traditionnel écossais emblématique, souvent considéré comme un symbole de la culture culinaire écossaise. Il s’agit d’un pudding salé fait principalement d’abats de mouton (foie, poumons et cœur), auxquels sont ajoutés de la graisse de rognon (généralement de mouton ou de bœuf), des flocons d’avoine, des oignons, et des épices comme le poivre noir, la muscade et la coriandre. Ces ingrédients sont traditionnellement mélangés, puis cuits à l’intérieur de l’estomac d’un mouton, bien que de nos jours, une enveloppe synthétique ou alternative soit souvent utilisée.

Le haggis a une texture légèrement granuleuse et une saveur riche et épicée, équilibrée par la douceur des flocons d’avoine et l’onctuosité des abats. Il est généralement servi avec des « neeps and tatties » (navets et pommes de terre écrasées) et souvent accompagné d’un whisky écossais.

Le haggis est particulièrement associé à la célébration de la Burns Night, une soirée dédiée au poète écossais Robert Burns, qui a écrit une célèbre « Ode au Haggis ». (Source Wiki)

Que dire, je ne peux pas prétendre avoir visité l’Écosse. J’ai vu Édimbourg. J’ai aimé. Nous devions aller à l’Île de Skye. Ça ne fittait plus dans notre horaire. On reviendra peut-être un jour….j’ai vu des joueurs de cornemuse avec leur kilt, mais aussi un mariage à la mairie ou tous les gars ou presque portaient le kilt.

Par ailleurs, j’ai remarqué de mon oeil de lynx… mais franchement c’était pas trop dur à voir… une tendance lourde chez les jeunes femmes mais aussi les garçons ou ils semblent être en décalage concernant la “mode” capillaire (ou ça va revenir chez nous sous peu et je suis pas au courant…) Je n’ai jamais vu autant de jeunes mais aussi des moins jeunes avec des teintures: jaune fluo, bleu délavé, mauve et rouge enfer!!! Isssh ma mère dit toujours: Des goûts et des couleurs, on ne discute pas….

Nous avons repris la route en fin de matinée et mettons que j’ai eu un peu de misère avec les “rotoundas”. Je suis tombée dans une double…sans commentaire. Ça part vraiment bien la journée. Ça te met dedans d’aplomb.

Nous nous sommes arrêtés à Bank East Turret | Le mur d’Hadrien et nous dormirons à cet endroit très particulier. 

« Le mur d’Hadrien | Hadrian’s Wall  est une fortification romaine située dans le nord de l’Angleterre, construite sous l’empereur Hadrien en 122 après J.-C. pour marquer la limite nord de l’Empire romain en Grande-Bretagne. Ce mur s’étend sur environ 117 kilomètres (73 miles) de la côte ouest, près de l’actuelle ville de Carlisle, à la côte est, près de Newcastle, suivant à peu près la ligne entre l’Angleterre et l’Écosse modernes.

La structure était composée d’une fortification en pierre et en terre, avec une série de fortins, de tours de guet et de garnisons répartis le long de son tracé. Des unités de soldats romains y étaient stationnées pour surveiller la frontière et maintenir l’ordre.

Aujourd’hui, des parties du mur sont encore visibles et font partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO, attirant des visiteurs et des randonneurs qui viennent explorer son histoire et les paysages environnants » (Wiki).

Évidemment ce n’est qu’une petite partie du mur d’Hadrien. Pensez-y quand même…en l’an 122 après JC. Incroyable.

Voilà… je ne sais pas où mon cerveau va sauvegarder toutes ces informations. J’ai peur de faire un court-circuit. Demain direction … tranquillement pas vite….Oxford.

Quelques photos en rafale!!

2 réflexions au sujet de “Edimbourg …. mon amour!!”

  1. dommage pour l’île de Skye. J’en ai un souvenir impérissable. Je t’admire pour ta conduite automobile. Et si tes cellules retiennent toutes les infos que tu inclus dans tes compte-rendus, t’es faite forte. Bravo !

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